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2016 DVD 101 Vélib’. Avenant n° 4 au marché...

2016 DVD 101 Vélib’. Avenant n° 4 au marché d’exploitation

Madame la Maire,

Le succès du vélib’ est incontestable à Paris. Ces vélos en libre-service dans l’ensemble de nos quartiers et dans de nombreuses villes de banlieue sont devenus des symboles marquants de la politique de Paris.

Les chiffres sont d’ailleurs éloquents : depuis son lancement en 2007, près de 300 millions de déplacements ont été effectués en vélib. Son côté pratique et en libre-service, son caractère non polluant, lui donne pratiquement toutes les qualités.
Les Vélib’ vont franchir une nouvelle étape. La création d’un syndicat vélib métropole, chargé de travailler à l’élaboration d’un nouveau modèle plus moderne, et surtout disponible dans l’ensemble de la métropole, ouvre de nouveaux horizons pour ce service public.

C’est une excellente chose, d’autant plus que ce projet entre en totale cohérence avec le plan vélo 2015-2020 que nous avions voté l’année précédente, et qui actait tout un ensemble de mesures permettant de développer l’utilisation plus grande de ce transport en commun qui va se développer très fortement dans les années à venir.
Nous voterons favorablement à cet avenant de prolongation du marché actuel de gestion, qui permet justement de donner le temps à ce nouveau syndicat de préparer sereinement la relève de la première génération des vélibs, et d’assurer la continuité de ce service public.

Nous formulerons trois remarques, pour que ce projet avance dans les meilleures dispositions possibles.

Premièrement, Le changement d’échelle, et le changement de mode de marché, est aussi le moyen d’enlever à ce vélo en libre-service son seul défaut, celui d’être géré dans le cadre d’un partenariat public privé, les fameux PPP qui nous le savons se traduisent souvent par un Partenariat Pour le Privé. Nous avons exprimé à plusieurs reprises notre volonté de sortir le Vélib’ de ce mode de gestion, et nous serons attentifs sur l’ensemble des solutions proposées par ce nouveau syndicat d’études.

La transformation d’un seul marché en deux est pour nous une bonne chose. Rappelons qu’auparavant celui-ci regroupait une prestation d’installation et d’entretien des vélos, et à la fois un contrat d’exploitation publicitaire. Ne pouvaient y répondre que les entreprises compétentes dans les deux domaines, ce qui réduisaient fortement les entreprises en capacité de remporter le marché.

Deuxièmement, nous aimerions que les grands acteurs publics des transports postulent à la gestion de l’exploitation de ces vélos. Le développement d’une offre en cohérence avec le maillage des bus, métro, RER et trains serait bénéfique pour le schéma global de transports publics.

Enfin, nous serons aussi attentifs au modèle économique de ce marché. Un service public dont l’intérêt général a été unanimement reconnu doit pouvoir bénéficier de financements exclusivement publics.

Nous avons entendu parler de financement par le biais de campagnes promotionnelles, ou encore l’expression du « naming » de certaines bornes comme une possibilité de financement. Pour nous, cette solution est évidemment exclue. Nous nous opposerons à une solution globale qui proposerait un tel mode de financement.
C’est avec ces quelques remarques que nous soutiendrons le passage de Vélib’ à une nouvelle étape. Un dispositif qui fut aussi novateur et ambitieux doit justement garder un haut niveau d’exigence, pour faire passer au service public, à l’innovation et au développement des transports une nouvelle étape, qui sera pour nous synonyme de progrès pour l’intérêt général.

Je vous remercie

Publié le

8 juillet 2016

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