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Aide au logement pour les étudiants : Paris doit avoir une politique ambitieuse

Nous nous sommes opposé à la baisse de 400€ de l’aide à l’installation dans un logement étudia,t (A.I.L.E) et nous avons obtenu qu’elle demeure à 900€ et que le nombre de bénéficiaires ne baisse pas.

Retrouvez l’intervention de Jean-Noël Aqua

Merci, Monsieur le Maire.

Mes chers collègues, nous le savons, la précarité des étudiants est un des enjeux majeurs du monde étudiant. Elle rend les conditions d’étude sans cesse plus difficiles et elle provoque très souvent l’échec des étudiants. Plus d’un étudiant sur deux doit se salarier aujourd’hui pour poursuivre ses études et plus d’un étudiant sur deux qui travaille est en échec, mettant là une énorme différence entre les différents étudiants.

Même si l’échec est multifactoriel, la précarité étudiante est certainement un facteur négatif et aggravant. Si nous condamnons la baisse des dotations financières de l’État faites aux collectivités territoriales, notamment à Paris, les économies qui en résultent ne doivent pas se faire en favorisant la précarité étudiante. Lors de la communication faite sur l’enseignement supérieur, nous avions salué le travail fait par la Ville pour rendre Paris attractive. Les ambitions étaient nombreuses, Paris étant la ville qui accueille le plus d’étudiants en France. Nous souhaitons et nous partageons cette idée avec Marie-Christine LEMARDELEY que la politique de la Ville de Paris en faveur des étudiants demeure une politique ambitieuse qui fasse face à la précarité qui les touche.
Mais la baisse de 400 euros de l’aide à l’installation dans un logement étudiant, qui était initialement proposée, ne nous convient pas, tout comme nous pensons qu’elle ne convient pas non plus à l’adjointe à l’enseignement supérieur. Ce dispositif aujourd’hui d’un montant forfaitaire de 900 euros permet d’accompagner les étudiants d’Ile-deFrance résidant à Paris dans leur installation dans leur logement.

On le sait, le premier obstacle pour les étudiants parisiens est le coût de la vie, le plus élevé de la France métropolitaine, un coût qui ne cesse d’augmenter. Bien que le parc de logements C.R.O.U.S. à tarifs sociaux se soit étendu ces dernières années, en partie grâce à l’action de la Mairie de Paris, il demeure insuffisant. Seulement 3 % des étudiants de la Région Ile-deFrance y ont accès contre une moyenne de 7 % au niveau national. L’A.I.L.E. est donc une aide qui permet d’accompagner financièrement les étudiants dans leur installation et elle ne doit pas, à notre avis, être rabotée, d’autant qu’elle concerne les étudiants boursiers.

C’est l’objet de notre amendement et nous ne sommes pas favorables non plus au fait de la laisser à 900 euros à budget constant. Nous nous battrons pour augmenter précisément les budgets pour qu’elle reste à 900 euros à nombre de bénéficiaires au moins constant, voire supérieur. En effet, c’est la deuxième idée que je voulais développer, nous pensons qu’il est également nécessaire d’étendre la communication sur ce système, notamment grâce au C.R.O.U.S. Cette communication est faite aux étudiants. Le non-recours à ce droit est aujourd’hui trop important et il s’agira pour nous de trouver les moyens de satisfaire les besoins en la matière, certainement pas à budget constant.

Je vous remercie.

Publié le

5 juillet 2017

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