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Airbnb : le Louvre n’est pas à vendre

Nicolas Bonnet Oulaldj a fait adopter un voeu demandant à l’etat d’intervenir pour que cesse le partenariat entre le Louvre et Airbnb.
Pas de gage de respectabilité pour une entreprise qui pratique l’opacité et l’optimisation fiscale.

Retrouvez le voeu et son intervention...

Madame la Maire,
Mes cher.e.s collègues ;

Notre vœu vise à alerter sur une ville qui pourrait à terme devenir Airbnbland. Je m’explique.

Airbnb est une entreprise qui a dévoyé une idée, généreuse au départ, celle d’échanger son appartement pour découvrir d’autres destinations.

Désormais, cette plateforme se présente comme un moyen d’arrondir ses fins de mois, si c’était vraiment cela.

Ce qu’Airbnb ne dit pas, elle favorise la spéculation immobilière en couvrant les personnes qui ne respectent pas la loi, ni en nombre de jours de locations, ni en retirant de sa liste des annonces ceux qui ne se sont pas fait enregistrer auprès de la ville.

Les conséquences nous les connaissons un assèchement du marché de la location classique voire de la vente dans les quartiers centraux de notre ville.

Mais en plus et surtout Airbnb est champion de l’optimisation fiscale et ne paye pas en France les impôts qu’ils devraient payer…

Ces opérations de communication et de séduction à l’égard d’institutions comme le Louvre sont scandaleuses.

On ouvre les portes de l’un des plus beaux musées du monde à ne entreprise sans scrupules qui pense que tout peut s’acheter.

Notre demande est simple que le gouvernement arrête de tergiverser sur le décret concernant la transmission des données de Airbnb aux collectivités locales et qu’il le publie.

Et que ce gouvernement ne fasse pas entrer les marchands du temple dans ce lieu emblématique qu’est le Louvre.

Ces partenariats abiment l’image de l’institution Louvre et servent à cette entreprise à racheter leur image qui commence à se détériorer.

La ville de paris a eu une mauvaise expérience avec Airbnb en lui louant les catacombes, nous avions alerté et nous avons été entendus.

L’État doit à l’image de la ville rompre avec ce loup Airbnb qui n’a qu’un rêve qu’on lui ouvre la porte de la bergerie et qu’ils dévorent toutes les brebis.

Je vous remercie.

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Publié le

4 octobre 2019

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