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Amendement au budget 2017 pour renforcer l’institut de victimologie et le centre de santé Richerand

Sur proposition de Nicolas Bonnet-Oulaldj, Didier Le Reste, Hervé Bégué et les élu-es du groupe communiste-Front de Gauche

Considérant la nécessité de mieux répondre à l’augmentation des besoins de prise en charge psychologique des victimes d’attentats et des femmes et enfants victimes de violences ;

Considérant que l’action de l’Institut de victimologie, avec son centre du psychotrauma, s’inscrit pleinement dans la réponse à ces besoins ;

Considérant que le centre du psychotrauma est une unité de soins agréée spécialisée dans le traitement médico-psychologique des victimes d’agressions, de viols, de violences conjugales, de catastrophes, d’attentats, de prises d’otages, d’accidents et plus généralement de troubles post-traumatique ;

Considérant que le Centre du Psychotrauma est actuellement implanté dans le 17e arrondissement, dans des locaux non-adaptés pour les usager.es concerné.es notamment avec une majorité de bureaux de consultations situés en sous-sols ;

Considérant que ces mêmes locaux sont exigus et ne permettent pas d’augmenter l’offre de consultations afin de répondre à l’ensemble des demandes identifiées ces dernières années ;

Considérant que dans le cadre de la recherche de nouveaux locaux, l’Institut de victimologie de Paris a tissé un partenariat avec le centre de santé Richerand, partenariat qui pourrait notamment se concrétiser par l’accueil du centre du psychotrauma dans les locaux du centre de santé situé dans le 10e arrondissement ;

Considérant que l’Agence Régionale de Santé considère une partie du 10e, et notamment le quartier St Louis dans lequel est implanté le centre de santé Richerand, comme une zone d’intervention prioritaire pour le développement de l’offre de soin de secteur 1 ;

Considérant que pour répondre aux problématiques actuelles d’accès aux soins et aux perspectives préoccupantes de la démographie médicale, la collectivité parisienne se mobilise pour favoriser le maintien et le développement d’une offre de soins de premier recours accessible à tous sur tout son territoire et notamment dans les zones déficitaire ;

Considérant que le centre de Santé Richerand répond à cette problématique en proposant une offre de soins pluridisciplinaire de secteur 1. Chaque année, le centre de santé reçoit 38 000 patient.es, dont les 2/3 habitent Paris et parmi ceux-ci la moitié résident dans le 10ème arrondissement ;

Considérant le projet médical du centre de santé qui prévoit de créer une maison médicale de garde, d’instituer des visites à domicile, d’organiser des services innovants de type ville-hôpital avec les hôpitaux partenaires (Saint-Louis-Lariboisière APHP, etc.) ;

Considérant le choix innovant d’ancrer la gestion du centre dans l’économie sociale et solidaire en transformant le centre de santé en coopérative, sous le statut de SCIC ;

Considérant le vœu adopté par le Conseil d’arrondissement du 10e en décembre 2014 qui exprimait le soutien de la majorité municipale au maintien et au développement de cette offre de soin accessible à toutes et tous ;

Considérant que la Ville de Paris est depuis partie prenante du Comité de Pilotage pour le développement de ce centre de santé ;

Considérant que le partenariat entre le centre de santé et le centre de psychotrauma de l’institut de victimologie encouragerait les synergies entre les projets de santé et permettrait d’offrir un parcours de soins complets aux usager.es ;

Considérant que la mise en œuvre de ce projet nécessite une restructuration lourde du bâtiment existant de 3 500m2 chiffré à hauteur de 25 millions d’euros par les premières études de faisabilité ;

Considérant que plusieurs partenaires financiers tels que la Caisse des Dépôts et Consignations et le régime spécial de sécurité sociale des agents des industries électriques et gazières (la CAMIEG) sont également sollicités ;


Sur proposition de Nicolas Bonnet-Oulaldj, Didier Le Reste, Hervé Bégué et les élu-es du groupe communiste-Front de Gauche, le Conseil de Paris, les budgets primitifs pour 2017 de la Ville et du Département de Paris sont amendés comme suit :

  • La somme de 1 million d’euros est inscrite au budget d’investissement pour soutenir le projet de restructuration du centre de santé Richerand et pour permettre l’implantation de l’Institut de Victimologie de Paris en son sein ;
  • la dépense correspondante sera gagée sur l’augmentation de la taxe sur les résidences secondaires.