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Ce soir : exercice de pédagogie du renoncement

Le Premier Ministre, la Ministre du travail, le Ministre de l’agriculture et le premier secrétaire du Parti Socialiste, rien que ça, tiennent meeting à Paris, ce soir, dans mon arrondissement, pour défendre la loi travail.

Il y aurait, d’après les organisateurs, un grand danger que le projet soit dénaturé au Sénat. « Face aux régressions de la droite sénatoriale, défendons le progrès social » voilà le slogan du meeting.

Tenir meeting à Paris, dont le conseil, à notre initiative, s’est exprimé contre la loi El Khomri, comme il l’avait fait sur la loi Macron et le travail du dimanche, est une provocation.

Le progrès social, c’est l’augmentation des salaires, c’est la sécurité de l’emploi et de la formation, c’est l’esprit du front populaire dont nous fêtons les 80 ans, c’est la réduction du temps de travail, c’est plus de pouvoir aux salariés dans les entreprises.

A qui veulent-ils faire croire, que le danger vient de la droite ?

Ce projet de réforme de code du travail a été conçu et écrit avec le MEDEF. Il donne satisfaction à une revendication historique du patronat : inverser la hiérarchie des normes et faire qu’enfin le patron soit maitre chez lui sans que les salariés se défendent avec un code qui accorde les mêmes droits à toutes et tous.

Depuis des mois des pétitions, des actions, des grèves, des manifestations et une votation citoyenne font la démonstration que ce projet est massivement rejeté dans le pays et pourtant le gouvernement s’obstinent.

Si le gouvernement et le Parti Socialiste pensent que c’est en vantant les vertus d’un texte rejeté par une majorité de français et d’organisations syndicales et de jeunesse qu’il va reconquérir l’opinion les français ont, eux, compris le caractère néfaste de ce projet.

Nous soutenons la mobilisation qui s’amplifie pour que le gouvernement renonce à cette mauvaise réforme.

La gauche est aux côtés des salariés et des organisations syndicales qui luttent contre cette régression sociale. Être de gauche ce n’est pas être les pédagogues du medef.

Nicolas Bonnet-Oulaldj
Président du groupe PCF FDG

Publié le

8 juin 2016

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