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Aider le Conseil Parisien de la Jeunesse c’est aider la démocratie dans notre ville.

Le Conseil Parisien de la jeunesse fonctionne depuis plus de dix ans. Il a prouvé son utilité, la qualité de son travail, et s’est installé dans le paysage démocratique parisien. Il s’agit maintenant, à leur demande, de leur donner plus de pouvoir : un travail mieux organisé, un meilleur suivi de leurs propositions et des actions plus concrètes. Pour renforcer la démocratie, nous devons conforter l’action de ces jeunes qui s’engagent. Retrouvez l’intervention d’Emmanuelle Becker

Madame la Maire, chers membres du Conseil parisien de la jeunesse,

Permettez-moi tout d’abord de vous remercier encore une fois pour votre travail et votre apport inestimable dans le débat de cette assemblée. Le Conseil de paris et notre groupe connait la valeur de votre contribution à la politique de notre ville, et celui de votre concours pour faire avancer Paris.

Le conseil parisien de la jeunesse est maintenant bien installé. C’est une instance de démocratie écoutée et reconnue, grâce au concours de l’administration et des adjoints à la jeunesse qui se sont succédé, mais surtout grâce à votre travail. Le fait qu’il y ait de plus en plus de candidats pour faire partie du CPJ revient en grande partie à la qualité de ce que vous apportez.

Pour notre part, nous tenons toujours compte des avis que vous formulez, et nous sommes très attentifs au fonctionnement de votre instance. Votre rapport d’activité témoigne d’une action riche et variée dans de nombreux domaines. L’ensemble des élus de cette assemblée s’accorde à dire que vous fournissez un travail sérieux, réfléchi et rigoureux.

Deux ans après la réforme du CPJ, que vous nous avez présentée dans cette assemblée, vous nous proposez des pistes d’amélioration pour son fonctionnement.
La première demande, c’est celle de vous donner un cadre de travail plus serein, en étant interpellés plus en amont dans la construction des projets. Vous pointez le fait que vous intervenez un peu tard dans le processus d’élaboration des décisions de la ville, et qu’il vous faut du temps pour assimiler des contraintes très techniques de ces projets.

On ne peut que vous suivre sur ce sujet. C’est une difficulté récurrente dans toutes les instances de démocratie participative, celle d’apprivoiser des sujets techniques. C’est aussi un obstacle qui touche bien des élus des instances représentatives. Bien que la Mairie fasse des efforts dans l’accessibilité au plus grand nombre des documents administratifs, la maîtrise de certains sujets peut être très ardue pour ceux qui ne sont pas rompus au droit public.

La deuxième, aussi très légitime, c’est d’avoir un véritable droit de suite sur les avis que vous formulez. Vous êtes sollicités par notre conseil pour travailler sur des sujets, et vous donnez de votre temps pour fournir des avis dont la qualité est toujours reconnue. Il est alors normal que vous ayez un droit de regard sur l’application de vos propositions.

Je pense que l’ensemble du Conseil de Paris comme l’exécutif ne pourra qu’abonder dans le sens de ces demandes. Mieux intégrer votre travail dans le fonctionnement de la ville de Paris, en vous permettant de le produire dans de meilleures conditions, c’est améliorer encore votre apport au débat.

Notre groupe les soutient, bien entendu. Nous demandions d’ailleurs, lors de notre intervention de 2014 sur la réforme de votre conseil, que vous fassiez pleinement partie du processus d’élaboration des grandes mesures de la ville qui concernent la jeunesse.

Ces demandes sont inévitables lorsqu’une instance gagne en efficacité. Le conseil Parisien de la Jeunesse a fait du chemin depuis sa création il y a maintenant plus de dix ans. Maintenant qu’il est installé et productif, il est normal que ses missions évoluent, et se développent.

On ne va pas s’en plaindre, bien au contraire, mais cela nécessite de redéfinir les rapports entre le conseil de Paris et le CPJ. Qu’attendons-nous mutuellement les uns des autres ?

Pour notre part, nous attendons de vous un certain regard, des propositions propres à vos conditions de vie et vos attentes. Les membres de votre catégorie d’âge sont traversés par des problématiques et des aspirations similaires : peur de la précarité et envie de s’insérer dans la société. Envie d’avoir accès à la vie sociale, à la culture, à une formation qui vous correspond et qui vous fait envie, avec encore peu de moyens pour les réaliser.

Nous souhaitons vous entendre vous, en tant qu’individus, mais également en tant que représentants des jeunes femmes et hommes qui font partie de votre catégorie d’âge. Nous voulons faire bouger la ville avec vous, afin qu’elle puisse répondre à vos besoins, comme à ceux des parisiennes et des parisiens de demain.

Et je pense que le sens de votre communication, vous me corrigerez si je me trompe, correspond à ces demandes. Vous souhaitez être traités davantage comme des représentants de la population parisienne, et que votre travail ait une portée encore plus concrète.

Nous sommes entièrement d’accord. Plus votre mandat de représentant aura de signification, plus cette mission vous tiendra à cœur et vous apportera. Et plus vous aurez de capacité à démontrer que êtes une véritable force de proposition, plus le conseil parisien de la jeunesse aura de l’attention et de l’impact auprès de ceux qu’il représente, et intéressera, comme il fait déjà aujourd’hui, le plus grand nombre à l’action publique. Vous aider, c’est nous aider, et aider la démocratie dans notre ville.

Je vous remercie.

Publié le

28 septembre 2016

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