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Compte admininistratif : la gestion financière de Paris est responsable

L’examen de ce compte administratif nous montre que Paris dépense de manière responsable. Paris dépense pour permettre à toutes et à tous de se loger plus facilement ; Paris dépense pour développer ses services et équipements publics ; Paris dépense pour faire grandir sa jeunesse ; Paris dépense pour la cohésion sociale du territoire.

Retrouvez l’intrervention de Danièle Premel

Madame la Maire, mes chers collègues,

Avec le compte administratif 2017, nous revenons sur les décisions prises en 2016.

Le contexte était alors celui d’une austérité lourde imposée François Hollande, et son ministre de l’Économie Emmanuel Macron : la baisse des dotations et les dépenses non-compensées par l’État coûtent cher à Paris ! La moitié des allocations individuelles de solidarité n’est pas compensée, la « dette sociale de l’État » atteint 1,2 milliards.

Il faut y ajouter les dépenses de péréquation qui progressent encore cette année. Naturellement nous ne contestons pas la solidarité avec les autres territoires. Néanmoins, la péréquation horizontale n’est pas la meilleure option. Nous plaidons pour une péréquation verticale par l’impôt. Ce n’est hélas pas le chemin pris par le Gouvernement. La logique de contractualisation imposée aux grandes collectivités le démontre encore. Nous le déplorons. C’est toujours plus d’individualisation des relations des collectivités avec l’État, c’est toujours moins de solidarité et de cohésion républicaine.

Malgré des constats amers, notre collectivité poursuit la trajectoire fixée en 2014. C’est notamment la hausse des DMTO qui permet à Paris de faire face à la baisse des dotations de l’État. Cette situation démontre la nécessité d’explorer de nouvelles pistes pour une remise à plat de la fiscalité locale.

En encadrant la dépense de fonctionnement par la contractualisation, le Gouvernement veut jeter l’opprobre sur les collectivités, les faisant apparaitre comme dépensières et irresponsables. Pourtant les faits sont là, et vous le savez, « les faits sont têtus ». Paris démontre qu’il est possible de conjuguer un endettement maîtrisé avec un programme de mandature ambitieux. C’est écrit noir sur blanc dans le compte administratif. C’est confirmé par les agences de notation Ficht et Standard & Poors – qu’on ne peut certes pas accuser d’intelligence avec le communisme.

Ces dépenses ne sont pas de l’argent gaspillé, elles sont au contraire la traduction en actes de nos engagements devant les Parisiennes et les Parisiens. Ainsi, la Ville poursuit son action pour le logement, avec notamment le financement de 7318 logements sociaux supplémentaires. Nous agissons ici pour que toutes les classes sociales puissent continuer à vivre à Paris.

Nous continuons notre effort pour offrir à toutes et tous des équipements publics améliorant la qualité de vie. Notre politique de la petite enfance a renforcé les moyens humains des crèches et créé des postes pour ouvrir de nouvelle structures.

Cet effort rejoint celui pour les équipements sportifs et le sport de proximité et notamment les piscines.

De la même manière, le budget de l’enseignement et de la formation est en hausse. C’est important.

Je poursuis avec le secteur de la jeunesse, mais cette fois-ci du côté de l’aide sociale et de la solidarité. Nous ne devons pas relâcher nos efforts sur l’aide sociale à l’enfance, tout en continuant de demander au Gouvernement de prendre la part qui lui revient dans cet effort, notamment sur le volet de l’accueil des mineurs non accompagnés.

J’apporterai toutefois un petit bémol au sujet des dépenses d’aide sociale et de solidarité. Je relève de très légères baisses du volume de certaines dépenses. Vous en conviendrez comme moi, l’austérité du Gouvernement ne doit pas rejaillir sur notre collectivité. Il s’agit ici des enjeux de justice sociale et cohésion. J’en profite pour glisser un mot sur les Missions locales et l’important travail qu’elles réalisent et qui ne mérite sans doute pas la baisse de subvention qui leur est accordée.

Les investissements dans le transport public sont importants et nécessaires : ils sont le préalable à la diminution de la place de la voiture en ville et permettent de lier les enjeux sociaux et environnementaux sur notre territoire.
Enfin, le rapport social présente beaucoup d’éléments de satisfaction. Plusieurs questions restent cependant ouvertes : la prévention des risques psychosociaux, l’attribution des logements aux agents, la résorption de l’emploi précaire, la prévention de l’inaptitude, la pénibilité de certains métiers, l’évaluation du télétravail et des actions de reconversion professionnelle, la situation de l’AGOSOP. Les mieux placés pour analyser ces éléments sont les organisations syndicales, d’où la nécessité d’un dialogue social productif.

Ainsi, l’examen de ce compte administratif nous montre que Paris dépense de manière responsable.

Paris dépense pour permettre à toutes et à tous de se loger plus facilement ; Paris dépense pour développer ses services et équipements publics ; Paris dépense pour faire grandir sa jeunesse ; Paris dépense pour la cohésion sociale du territoire.

Nous le voyons, les dépenses et les investissements publics produisent des bénéfices et plus-values pour notre Ville. Ils traduisent la construction du chemin que nous avions dessiné en 2014 lorsque nous nous étions engagés devant les Parisiennes et les Parisiens. Ils ne sont rien d’autre que ce que nous leur devons.

Je vous remercie.

Publié le

6 juin 2018

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