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Conseil des générations futures : un nouvel outil pour la démocratie à Paris

Le conseil de Paris a voté la création du conseil économique social et environnemental parisien, un de nos engagements de campagne, dont Didier Le Reste a été chargé de sa mise en place. Ce conseil sera constitué de 164 conseillers à parité, issus de divers univers économiques et sociaux.Il permettra une aide à la prise de décisions et pourra s’auto-saisir sur les sujets qu’il souhaitera étudier.

Retrouvez l’intervention de Didier Le Reste

Madame La Maire,
Chers collègues,

Merci pour les propos gratifiants que vous avez tenus à mon égard, ainsi que ceux qui ont été exprimés dans certaines interventions.

Je veux à mon tour remercier votre cabinet madame la Maire ainsi que le cabinet Pauline Véron, mais aussi Alain Weber, l’ancien directeur de la politique de la ville, qui a commencé à travailler avec moi sur ce dossier et maintenant vous l’avez citée, Roberte Amiel qui a pris le relai.

Le débat qui nous anime aujourd’hui et le vote qui va s’en suivre, ponctuent l’étape de préfiguration qui m’a été confiée de mettre sur les rails le conseil des générations futures, notre conseil économique social et environnemental parisien.

C’est une création originale, et je laisserai aussi bien sûr le soin à Pauline Véron de répondre à un certain nombre de questions, c’est une création entre le CESER Ile de France, et les nombreux Codev qui existent sur le territoire, et je note que sur la dernière période d’ailleurs, un certain nombre de conseil généraux, à direction de sensibilités politique diverses, ont créé leur propre conseil économique social et environnemental, c’est donc qu’ils y voient un intérêt.

Sur l’articulation avec les structures qui existent de consultation et de concertation dans la Ville, nous avons proposé une représentativité dans certains collèges, pour effectivement travailler les croisements, améliorer la qualité des travaux et donc celle des avis rendus.

Avec les autres organismes qui ont été cités dans la périphérie, nous ne travaillons ni en opposition ni en substitution, mais nous allons travailler en synergie.

Cette instance qui est au-delà d’un engagement de campagne, a été oui revendiquée par le mouvement syndical mais également par plusieurs forces sociales et citoyennes à Paris.

C’est une instance qui va permettre de renouveler, de redynamiser le dialogue social territorial. Ce conseil n’est pas un contre-pouvoir comme on pourrait l’entendre. C’est un organisme consultatif indépendant, et qui aura comme la Maire l’a rappelé, vocation à émettre des avis, des préconisations, des propositions socio-économiques, culturelles, environnementales, sociétales, aux fins d’aider à la prise de décision politique, puisque la main restera bien aux élus du conseil municipal et du conseil général, et à élaborer des réflexions originales dans une dimension prospective.

C’est en quelque sorte, le premier mot délivré au politique, c’est une dimension importante qui fonde l’utilité de ce conseil.

Et comme l’a rappelé mon camarade Nicolas Bonnet, la crédibilité, la lisibilité de cette instance, se mesurera, au-delà de son caractère indépendant, à la qualité de ses travaux, et au fait que nombre de ses avis puissent se traduire par des actes.

Je pense que pour rendre efficace le fonctionnement de ce conseil, il conviendra de le doter moyens humains, matériels et financiers à la hauteur des objectifs que nous lui assignons. C’est la clé de son succès.

J’en termine en rappelant que la société dans laquelle nous vivons est de plus en plus complexe, le système des relations sociales est bloqué, le terrain économique et social notamment connaît un grave déficit de débat public, et une sous-estimation u rôle des acteurs et plus globalement de la société civile.

Je pense que le conseil des générations futures, sans lui donner des vertus qu’il n’aurait pas, peut grandement aider à améliorer le dialogue social et citoyen en mettant en mouvement la société civile.

Madame La Maire, chers collègues, osons cette création, et donnons-lui les moyens de sa réussite, dans l’intérêt bien compris de tous.

Je vous remercie.

Publié le

3 juillet 2015

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