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Débat sur la gestion locative : " nous devons plus écouter les locataires "

Danièle Premel a rappelé tout l’engagement des élus PCF/FDG en matière de politique du logement. L’objectif de développement de l’offre est maintenu en 2015 avec plus de 7500 nouveaux logements sociaux. Nous engageons aussi en faveur d’objectifs de développement durable et en présentant notre stratégie pour une meilleure qualité de vie dans le parc social.
Construire avec les habitants c’est aussi un de nos objectifs et nous nous en réjouissons.

Retrouvez son intervention

Madame la Maire, mes chers collègues,

Cette délibération m’interpelle à double titre comme conseillère de Paris et comme présidente d’un logeur social.

En tant que conseillère de Paris soucieuse de tenir nos engagements vis-à-vis des parisiens et parisiennes concernant la politique du logement tant du point de vue quantitatif que qualitatif.

C’est premières années de la mandature montrent que nous tenons nos objectifs de production et n’en déplaise à certains avec un meilleur maillage sur l’ensemble des arrondissements.

La nouvelle étape est celle de la qualité de vie dans le parc social, étape qui ne s’est pas conçue entre soi dans un bureau mais qui relève de la démocratie participative que je qualifierai d’éducation populaire.

En tant que présidente d’Elogie, je constate en effet un paradoxe : les bailleurs sociaux déploient au quotidien des moyens importants en faveur de la qualité de vie, mais nous sommes souvent confrontés à un ressenti mitigé de nos locataires.
Avec cette communication, nous avons une occasion d’engager une nouvelle étape de notre politique, d’autant plus efficace que nous avons pris le temps de la construire avec des locataires, avec des habitants. Trop souvent, nous construisons nos politiques pour les habitants, et non avec eux. En instaurant une nouvelle manière de faire de la politique, nous nous donnons plus de chances de réussir, d’être en adéquation avec nos locataires, et donc aussi de les mobiliser pour leur logement et leur cadre de vie.

Nous voyons bien la richesse de leurs propositions : sur la propreté de leurs immeubles, sur la vie collective, sur leur attachement au vivre-ensemble, sur la vie associative et de quartier. Cela crée, pour nous, élus de Paris, comme pour nos bailleurs, une grande exigence et un impératif à agir.

Au-delà des propositions, je souhaite donc évoquer l’enjeu, décisif, de la mise en œuvre de cette volonté d’amélioration de la qualité de vie. J’y suis d’autant plus attachée que nous avons échangé très récemment, lors de notre Conseil d’administration d’Elogie, sur les Contrats d’objectifs et de moyens passés entre la ville et les bailleurs sociaux.

C’est un nouvel outil particulièrement utile. Il va en effet permettre, au regard des recommandations de « l’avis » et la communication présentée aujourd’hui, de suivre les attentes et les progrès effectués dans le temps.

Ils sont essentiels car ils garantissent la transparence sur nos politiques et celles de nos bailleurs :

  • En présentant notre objectif de développement de l’offre, dont je tiens à souligner l’ampleur encore en 2015, avec plus de 7500 nouveaux logements sociaux
  • En nous engageant en faveur d’objectifs de développement durable,
  • Et naturellement, en présentant notre stratégie pour une meilleure qualité de vie dans le parc social.

Ces contrats sont donc de véritables feuilles de route, qui démontre tout notre attachement à rendre l’action publique visible, lisible pour les citoyens.

Ces contrats sont aussi importants car ils fixent des indicateurs chiffrés, qui permettront une évaluation annuelle des objectifs et des réalisations des bailleurs sociaux. Ainsi, nous serons capables d’ajuster nos politiques en fonction d’indicateurs de satisfaction des locataires, de performance dans la réponse aux réclamations, ou encore de présence humaine dans les immeubles et dans la gestion de notre parc.
Je voudrai pour terminer souligner une autre dimension : la reconnaissance de la relation entre bailleurs et organisations représentatives des locataires dans un rapport contractuel. Ces organisations inscrites dans une histoire sont riches d’un capital d’expérience qui dépasse la vision locale et qui inscrivent leurs actions et leur revendications dans une dimension sociale qui nous interpelle et peut nous faire avancer dans nos responsabilités et nos missions de logeurs. C’est cette conviction qui porte nos engagements d’approfondir notre travail avec leur représentants des locataires, leur donner les moyens y compris en locaux pour qu’ils puissent exercer leur mandat. Reconnaissons que cette relation parfois contradictoire est une richesse pour nous bailleurs qu’il faut préserver et défendre. Il nous faudra les renforcer en élargissant la mobilisation des locataires dans laquelle les habitants peuvent se reconnaitre et s’investir.

Logeurs nous ne sommes pas que gestionnaire et bailleurs mais notre fonction de logeur social implique une dimension sociale et de favoriser le vivre ensemble dans un espace partagé.

Pour reprendre une célèbre parole « n’ayons pas peur » de ces forces collectives qui ne sont pas un contre pouvoir mais nous propose de partager notre pouvoir pour le bien commun.

C’est donc bien une nouvelle vision de nos politiques municipales qui s’engage.
Je suis persuadée qu’elle trouvera des relais efficaces chez tous les bailleurs sociaux, au sein de leur personnel, du gardien au chef d’agence, en passant par les équipes de terrain et les directions territoriales, car elle s’appuie sur des démarches collectives, sur une ambition commune, celle d’une ville partagée où l’on vit bien.

Je vous remercie

Publié le

8 avril 2016

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