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Dotons l’institut de victimologie parisien des moyens suffisants pour répondre aux besoins des victimes

Le Conseil de Paris examinera lundi 11 décembre dans le cadre des débats sur le budget 2018, un amendement visant à soutenir l’installation de l’institut de victimologie au sein des locaux du centre de santé Richerand dans le 10ème arrondissement.
L’Institut de victimologie est une unité de soins agréée spécialisée dans le traitement médico-psychologique des victimes d’agressions, de viols, de violences conjugales, et plus généralement de troubles post-traumatiques.

Aujourd’hui, il est implanté dans des locaux trop petits ne lui permettant pas de répondre aux demandes en constant développement de toutes les victimes. Le temps d’attente d’obtention d’un rendez-vous est de près d’un mois. De plus, les bureaux de consultations situés en sous-sols n’offrent pas des espaces de consultations adéquates pour ces victimes.
Depuis de nombreux mois un partenariat de qualité a été tissé entre l’institut de victimologie et le centre de santé Richerand. Ce partenariat encouragerait les synergies entre les projets de santé et permettrait d’offrir un parcours de soins complets aux usager.es.

Le groupe communiste-Front de gauche du conseil de Paris a déposé un amendement demandant que la Ville de Paris permette cette installation en prenant en charge les frais d’aménagements nécessaires à l’installation de l’institut de victimologie.

Il est de la responsabilité de la Ville de trouver une implantation plus adaptée à l’institut de victimologie. Ne passons pas à coté de cette opportunité de leur permettre de répondre au mieux aux besoins des victimes des attentats, des femmes victimes de violences et toutes les victimes d’agressions. Ce n’est pas quand une urgence se présentera qu’il faudra se demander comment faire pour répondre à tous les besoins, la politique municipale doit pouvoir prévoir l’offre de soins à Paris et offrir les meilleurs conditions de leur accès à toutes et tous. L’actualité nous rappelle que mal ou pas soignées, les conséquences psychologiques de ces événements représentent un danger pour les victimes en terme de santé avec des risques de chronicité des troubles post-traumatiques, l’installation de multiples pathologies co-morbides parfois invalidantes : dépressives, addictives, anxieuses et somatiques. Cela a également un coût important pour la santé publique.

Aussi, le groupe communiste-Front de Gauche de Paris espère que la Ville de Paris saura se saisir de cette opportunité d’implanter l’institut de victimologie, à quelques centaines de mètres du lieu des attentats dans le 10ème arrondissement, au sein d’un centre de santé innovant, qui sera le premier en France à être géré dans le cadre de l’économie sociale et solidaire.

Publié le

7 décembre 2017