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Égalité, gratuité, laïcité : les 3 piliers de l’école publique

Communiqué de presse
1 septembre 2016

Aujourd’hui, milliers de petits parisiens font leur rentrée scolaire. C’est la dernière du quinquennat de François Hollande, qui se voulait très ambitieux sur cette question au moment de son élection. Le bilan de cette politique, à Paris comme en France, est en demi-teinte : les moyens mis en œuvre restent encore bien en dessous de la réponse aux besoins constatés par les parents et les équipes enseignantes.

A Paris, cette rentrée sera encore synonyme d’inquiétude dans le premier degré. La réduction du budget du rectorat de Paris pousse à la fermeture de classes que l’on justifie maladroitement par des arguments démographiques. Enseignants et parents d’élèves sont très attentifs sur les derniers « arbitrages » du rectorat sur l’ouverture ou la fermeture de telle ou telle classe. Cette situation créée une rentrée tendue, alors que l’enjeu de réussir le début d’année devrait être le seul souci de la communauté éducative.

Nous avons dit à plusieurs reprises qu’il fallait augmenter ce budget car les logiques comptables pour l’éducation de nos enfants c’est non !

La surenchère de communication sur la présence policière afin de « lutter contre le terrorisme » cache un véritable manque de moyens pour une école qui devrait plus s’attaquer aux inégalités. Nous sommes encore très loin des 60 000 postes d’enseignants promis en 2012, et les réformes des collèges et du périscolaire aggravent encore davantage les inégalités territoriales.

Le périscolaire parisien s’en sort malgré quelques lacunes, et va mettre en place de réelles avancées cette année, mais nous maintenons qu’une réforme éducative ne doit pas peser principalement sur les finances des collectivités. Dans un contexte de baisse des dotations de l’État, la mise en place de la réforme reste problématique.

Si nous voulons améliorer la sécurité des enfants, nous devons avoir le souci de le faire en permanence. Loin des ponctuelles démonstrations de force à l’entrée des écoles, c’est bien d’un renfort de personnels dans l’établissement, de médecins et infirmières, de surveillants et de conseillers d’éducation, dont nous avons besoin.

L’école est le premier et le plus important des investissements de notre société. Sa bonne santé et la garantie des conditions d’apprentissage optimales est une des clés de l’avenir de Paris et de la France, et doit s’émanciper des considérations comptables.

Nicolas Bonnet-Oulaldj - Président du groupe communiste/front de gauche au conseil de Paris

Publié le

1er septembre 2016

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