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Grève des salarié-es Smovengo : la décision du TGI ne règle ni les revendications sociales des salarié-es, ni les dysfonctionnements de la gestion de Smovengo

Les élu-es du groupe communiste-front de gauche au Conseil de Paris déplorent la décision du TGI de Paris de qualifier d’illicite faute de préavis la grève des salariés de Smovengo.
Nous regrettons que le tribunal n’ait pas entendu les arguments avancés par les avocats des salariés grévistes, notamment le fait que Smovengo est une entreprise privée et l’instrumentalisation de la grève par la direction de Smovengo pour justifier son inefficacité dans l’exécution du marché Vélib’ qui la lie au syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Metropole. Devons-nous rappeler pour s’en étonner que la grève a été déclenchée le 17 avril 2018 et l’assignation pour grève illicite n’intervient que le 4 mai 2018 ?

Nous soutenons les salarié-es grévistes dans leur revendications légitimes sur leurs rémunérations et leurs conditions de travail. Smovengo ne doit pas chercher à faire porter la responsabilités des dysfonctionnements de sa gestion à ses salarié-es. Ces derniers sont dépositaires d’un savoir-faire et d’une expertise qui faisaient de Vélib’ un service performant et plébiscité.
Nous saluons en revanche l’injonction du tribunal à Smovengo de cesser immédiatement de recourir à des salarié-es intérimaires visant à casser la grève de ses propres salarié-es.

La direction de Smovengo ferait mieux de dépenser son énergie à respecter les clauses du marché passé pour la gestion du service Vélib et à créer les conditions d’une négociation digne avec ses salariés concernant leurs revendications plutôt que de les assigner en justice. Depuis janvier 2018, ce sont plus de 3 millions d’euros de pénalités qui ont été infligées à Smovengo pour manquements au contrat Vélib’.

Publié le

16 mai 2018

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