Rechercher sur le site

Halles alimentaires : circuits courts, qualité et accessibilité

Didier Le Reste insiste sur le fait que les Halles Almimentaires ont été plebiscitées par les parisiennes et les parisiens via le budget participatif dans les 10ème et 14ème arrondissement.
Il demande à ce que le Ville mette tout en place pour respecter le vote des habitant-es et que ces Halles Alimentaires voient le jour le plus rapidement possible.

Retrouvez son intervention.

Madame la Maire, mes chers collègues,

Je vais concentrer mon propos sur les enjeux autour des commerces de bouches.
D’abord pour revenir sur la multiplication des magasins des grandes enseignes de la distribution alimentaire. Ces multinationales imposent une concurrence outrancière à des commerçants indépendants de proximité qui ne peuvent pas rivaliser avec elles.
Cette concurrence n’est pas plus favorable aux consommateurs car les prix pratiqués dans ces magasins sont relativement élevés pour des produits qui sont souvent de qualité médiocre.

De plus en plus, les parisiennes et les parisiens aspirent plutôt à consommer des produits locaux de qualité qui ne sont pas forcément plus chers. Ils peuvent même être moins chers dès lors que l’on privilégie les circuits courts.
C’est la vision que portent plusieurs collectifs d’habitants et plusieurs acteurs de l’ESS. Comme dans le 20e où une mobilisation est en cours contre l’arrivée d’un Carrefour. Et comme dans le 10e où le collectif Stop Monop’ a réussi à empêcher l’installation d’une grande surface au profit d’un projet de halle alimentaire. Ce même collectif a d’ailleurs proposé ce projet de halle alimentaire dans le cadre du budget participatif.

C’est dans cette perspective que le groupe communiste-Front de Gauche a fait adopter une délibération à l’unanimité du Conseil de Paris. Cette délibération a créé un dispositif, les « 4 saisons solidaires », pour promouvoir le droit à une alimentation saine et accessible à toutes et tous dans les quartiers politique de la Ville. Cette délibération actait notamment le soutien aux deux expérimentations, l’une dans le 14ème et l’autre dans le 10ème. En novembre 2016, nous avons d’ailleurs voté une subvention d’équipement à Paris Habitat pour l’aménagement de ce local.
Parallèlement à cette démarche, le projet déposé par le collectif « Stop Monop » a connu un succès important et a été voté 2e projet lauréat du budget participatif du 10e pour le budget 2017.

Mais depuis, le porteur de projet n’a eu aucune information de la part de la Ville malgré ses nombreuses interpellations.
Si redondance il y avait entre les deux démarches, il aurait fallu ne pas soumettre au vote du budget participatif le projet du collectif « Stop Monop » et estimer que cela était déjà traité par la Ville. Le vote positif d’un projet au budget participatif doit impliquer une réaction de la Ville, et permettre à minima de venir accélérer ou renforcer l’ampleur de projets si ceux-ci sont déjà en cours. L’inverse revient à dire que la Ville de Paris mène la même action quel que soit le résultat du vote au budget participatif ! Il serait dommageable que l’on ne tienne aucun compte du vote des habitants.

On nous dit qu’il y aurait également des blocages techniques, ceux-là même qui avaient été pointés par le rapport de l’IGVP. La Ville n’a pas cherché à les anticiper en travaillant avec le porteur de projet. Ce blocage est d’autant plus incompréhensible que le projet similaire du 14e doit être soutenu à hauteur, au bas mots, de 800 000€ sans aucune réserve. C’est incompréhensible, et s’il y a des raisons cachées, il faut que l’on sache.

Je vous remercie.

Publié le

9 mai 2017

Auteur-e-s