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Harcèlement : nous devons aider les victimes et libérer la parole

Avec la création d’une cellule pour lutter contre le harcèlement sexuel portée par notre adjointe Hélène Bidard, ce conseil a permis de consolider les positions de tous les élus, tous bords confondus dans lutte contre le harcèlement.
Nicolas Bonnet Oulaldj a rappelé que trop souvent les femmes ont à se battre pour faire reconnaître des comportements, des attitudes, des propos, des gestes qui sont dégradants et qui laissent des traces indélébiles dans la vie de celles-ci.

Retrouvez son intervention

Monsieur le Maire, mes chers collègues,

Je vais m’associer aux propos de mes deux précédents collègues, Rémi FÉRAUD et Anne SOUYRIS.

D’abord féliciter d’une chose inédite dans notre Conseil, c’est qu’un vœu soit cosigné par l’ensemble des présidents de groupe et des élus indépendants, Danielle SIMONNET.

Me féliciter de la réponse de l’Exécutif et de ses deux adjoints, Emmanuel GRÉGOIRE et Hélène BIDARD, qui nous permettent de créer un dispositif qui lui-même sera inédit dans une collectivité territoriale face au harcèlement sexuel.

Le harcèlement sexuel a été peu à peu reconnu dans l’ensemble de la société. Trop souvent, comme cela a été le cas du viol, il y a quarante ans, les femmes ont eu à se battre pour faire reconnaître qu’il y avait des comportements, des attitudes, des propos, des gestes qui sont dégradants et qui laissent des traces parfois indélébiles dans la vie de ces femmes.

Le harceleur se sent tout-puissant parce qu’il considère qu’il a un droit de propriété sur la femme avec qui il travaille. Il peut y avoir harcèlement même entre deux collègues, deux élus, sans qu’il y ait de hiérarchie entre ces deux individus.

Il nous faut prendre cette question à bras-le-corps, et c’est le sens de ce vœu, pour aider les femmes qui en sont les principales victimes et à libérer leur parole. Elles doivent pourvoir parler en toute confiance, sans crainte que leur parole soit a priori mise en doute. Elles doivent pouvoir comprendre et compter sur l’institution qui a encore souvent la volonté de minimiser la gravité des faits, qui trop souvent va demander à la femme de partir ou de changer de poste, sans s’attaquer à la racine du problème : le harceleur.

Les propositions que nous fait l’Exécutif vont dans le bon sens et c’est pour cela que nous voterons évidemment le vœu amendé tel qu’il est présenté.

Publié le

15 juin 2016

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