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Hommage à Martine Durlach au Conseil de Paris

Hommage rendu en séance du Conseil de Paris du 19 mai 2014, par Nicolas Bonnet au nom du Groupe Communiste-Front de Gauche

Les mots que vous avez su trouver madame la maire vont droit au cœur des membres de notre groupe et bien au-delà au cœur de toutes et tous les communistes parisiens.
Je tiens à saluer la présence à nos côtés ce matin de la famille de Martine, son mari, Jean-François Gau, son fils, Gabriel, ses amis, Nicole Borvo, Jena Vuillermoz, Laurence et Catherine.

Presque tout le monde a connu ici Martine Durlach, ou a entendu parler d’elle, cette grande dame respectée sur tous les bancs de notre assemblée. Je ne suis pas celui qui, d’entre nous, a le plus et mieux connu Martine Durlach, mais en écrivant ces quelques lignes, me sont revenus les échanges que nous avions au sein de nos instances de directions et les nombreux hommages venu de tous les horizons.
Certains ont connu la femme, la mère, moi j’ai connu la militante, la dirigeante communiste. Elle avait le don et l’intelligence de la politique. Elle décryptait les situations et les rapports de force sans pareil. C’est d’ailleurs elle qui a négocié le premier accord qui a mené la gauche à la victoire en 2001.

« C’était une partenaire exigeante mais tellement humaine », disait d’elle Bertrand Delanoë le jour de ses obsèques.

Ce n’est trahir aucun secret de dire qu’il y avait entre Martine et le Maire de Paris une complicité et une amitié qui n’empêchait pas les différences d’approche ou de jugement sur la chose publique. Mais ils ont su conjuguer leurs intelligences.
Martine était communiste, fière de représenter ce 19 ème populaire dans lequel ces amis et camarades ont mené tant de combats. Fanny, Sergio, Gabriel nous savons compter sur vous et sur tous les autres communistes de l’arrondissement pour continuer les combats de Martine. Nous savons que vous ne lâcherez rien.
La lutte pour le logement digne, pour que la culture et le sport aient toute leur place dans cet arrondissement populaire et pour que partout dans Paris le peuple ait sa place. Son mandat d’adjointe à la politique de la ville a été celui qui a vu la réorientation des politiques publiques vers les quartiers populaires. Sa dernière mission sur les femmes et les jeunes filles dans les quartiers populaires a inspiré les politiques municipales et les questions qu’elle a soulevé, on le voit bien encore, restent au cœur de l’actualité dans ce débat récurrent sur l’égalité femme homme.
Elle aimait notre ville et ses quartiers populaires et a servi les parisiennes et les parisiens sans compter.

L’injustice, les inégalités sociales lui étaient insupportables et si ce n’est la maladie qu’elle nous cachait au maximum rien ne l’empêchait d’être de toutes les manifestations, de toutes les réunions. Être la première des communistes dans une ville comme Paris est un engagement passionnant mais très prenant.
Son courage, Pierre Laurent l’a salué dans son hommage, il a aussi et surtout insisté sur les qualités humaines et politiques de cette femme exceptionnelle.
Alors oui nous n’entendrons plus sa si jolie voix nous ne verrons son magnifique sourire ni la lueur de son regard, mais son action, ses réflexions et surtout sa manière de faire de la politique continueront à nous inspirer longtemps.
Merci Martine, tu nous as honoré par ton engagement, tu as été une grande dirigeante communiste te une grande élue parisienne.