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Didier Le Reste interroge le préfet sur l’attitude des forces de police dans les manifestations

La sécurité publique, le maintien de l’ordre appartiennent bien aux forces de police et non aux services d’ordre des organisations syndicales de salariés. Les incohérences des stratégies du maintien de l’ordre décidées pour encadrer les mobilisations sociales ont soulevé et soulèvent encore de nombreuses questions y compris parmi les syndicats de policiers. Retrouvez l’intervention de Didier le Reste

"Monsieur Le Maire,

Monsieur Le Préfet,

D’entrée je veux insister à mon tour sur le fait que la sécurité publique, le maintien de l’ordre appartiennent bien aux forces de police et non aux services d’ordre des organisations syndicales de salariés.

Contrairement à la droite, nous condamnons toutes les violences d’où qu’elles viennent et nous demandons que leurs auteurs soient appréhendés et jugés dès lors que les faits reprochés et les responsabilités sont clairement établies.

Oui, les incohérences des stratégies du maintien de l’ordre décidées pour encadrer les mobilisations sociales ont soulevé et soulèvent encore de nombreuses questions y compris parmi les syndicats de policiers.

Par exemple, comment comprendre que le 1er mai les CRS aient eu pour directives de tronçonner les cortèges empêchant les manifestants d’avancer !?

Pour leur part, les Services d’ordre des Organisations Syndicales de salariés que vous avez réunis Monsieur Le Préfet, dénoncent le fait qu’ils ne peuvent pas faire évacuer les manifestants en cas de nécessité car les rues contigües aux défilés sont bloqués par les CRS.

Pour finir, à qui profitent ces stratégies et quels sont les véritables objectifs visés ?

Notre groupe votera le vœu 48."

Publié le

20 mai 2016

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