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Interdiction de manifester : coup d’État d’un nouveau genre inacceptable

Après les menaces, les amalgames entre casseurs et manifestants, le couperet est tombé, pour la première fois depuis 1962 une manifestation organisée par des syndicats représentatifs est interdite.

Depuis des mois, contre la majorité de l’opinion publique, contre une majorité de parlementaires, contre la majorité des organisations syndicales, le gouvernement s’entête à faire passer une loi qui va mettre en péril des acquis sociaux historiquement arrachés par les salariés.

Ce gouvernement qui n’est plus soutenu dans le pays, qui est contesté par ceux-là même qui l’ont mis au pouvoir, n’a le choix qu’entre le passage en force ou l’arrêt du débat parlementaire pour permettre une vraie négociation.

Il a choisi la force et le déshonneur. C’est une décision lourde de conséquence, qui acte le choix de François Hollande et Manuel Valls d’aller vers un salariat « low cost » plutôt que vers l’accroissement des droits. Quand on est de gauche on défend et on augmente les droits des salariés, on ne s’y attaque pas. Le débat parlementaire continue, les mobilisations doivent continuer, au-delà du droit du travail c’est aux droit de manifester auquel ils s’attaquent. Ce gouvernement laissera dans les mémoires un goût amer de renoncement et de capitulation devant le patronat.

C’est un coup d’État d’un nouveau genre inacceptable.

Nicolas Bonnet Oulaldj
Président du groupe communiste-Front de Gauche
au conseil de Paris

Publié le

22 juin 2016

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