Rechercher sur le site

Intervention Signature de conventions relatives à des actions d’insertion progressives par le biais du travail à la carte dit « premières heures » au bénéfice des publics les plus fragilisés et éloignés de l’emploi

Intervention de Ian Brossat

Nous sommes appelés, vous l’avez dit, à délibérer sur un dispositif innovant d’insertion par l’activité économique, qui s’adresse à des publics fragilisés et très éloignés de l’emploi.
Je tiens à exprimer ma satisfaction devant la prise en compte par notre Majorité des besoins spécifiques des Parisiens en situation de grande précarité et de son engagement pour leur proposer des cadres de réinsertion les mieux adaptés.
Le haut niveau de notre engagement dans le secteur de l’insertion par l’activité économique se mesure à l’augmentation constante du soutien financier que lui apporte notre département, en augmentation depuis le début de la première mandature, qui s’élève à 4,2 millions d’euros en 2010. Nous nous en félicitons.
Dans le domaine de l’insertion par l’activité économique, les chantiers d’insertion constituent des dispositifs particulièrement bien adaptés aux personnes éloignées de l’emploi. La signature d’un contrat d’accompagnement dans l’emploi permet à la fois une remobilisation dans et par le travail et fait bénéficier le salarié d’heures de formation indispensables en vue d’une insertion durable et réussie.
Cependant, une partie du public en difficulté inscrite dans ce parcours d’insertion ne parvient pas à tenir le rythme correspondant, en moyenne de 26 heures hebdomadaires.
Aussi, le dispositif qui fait l’objet de cette délibération propose un rythme adouci et progressif de travail à destination de Parisiens en situation grave d’exclusion.
Notre département, par le biais d’une convention, proposera aux organismes qui accueilleront et accompagneront ces personnes en réinsertion, chantiers d’insertion mais aussi entreprises d’insertion ou régies de quartier, des aides financières composées d’une partie forfaitaire à l’entrée et à la sortie du bénéficiaire et d’une partie modulée selon la durée de travail mensuel effectuée par le salarié.
Ces aides seront plafonnées à 630 euros mensuels par bénéficiaire du dispositif.
Bref, par sa souplesse, par sa capacité à proposer un cadre sur mesure, à la carte, ainsi que par les mécanismes d’incitation financière qui bénéficieront aux différents organismes d’insertion et aux régies de quartier, notre département montre sa capacité à prendre en compte les besoins d’aide sociale les plus spécifiques et mobilise en même temps le secteur de l’économie sociale et solidaire.
Pour toutes ces raisons, nous approuvons pleinement et avec enthousiasme cette délibération et souhaitons plein succès à cette heureuse initiative.

Publié le

16 décembre 2010