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Intervention de Danièle Premel sur les parcours linguistiques vers l’emploi

Intervention en séance du Conseil de Paris des 29, 30 septembre et 1er octobre 2014

Madame le Maire, chers collègues,

Les actions soutenues par cette délibération, comme celles présentées au titre du conseil municipal qui relève du même appel à projet, nous paraissent pertinentes pour plusieurs raisons.

D’abord parce qu’il est avéré qu’une mauvaise maîtrise de la langue est un frein à l’emploi y compris pour des professions de bas niveau de qualification comme les technicien-nes de surface (plus connu dans le monde réel sous le terme d’hommes et femmes de ménage).

Nous savons par ailleurs que le public féminin, public, majoritaire dans ces ateliers, connait des parcours personnels et familiaux dans lequel le rapport au français parlé et écrit a été plus difficile d’accès que pour les Hommes.

Mais la maitrise de la langue n’est pas seulement un atout pour l’emploi, c’est aussi un facteur d’intégration, une « compétence » sociale qui permet un meilleur exercice de la citoyenneté. il en est de même de la question du rapport des parents avec leur enfants, notamment autour de la scolarité et de son suivi. Bien que ce ne soit pas l’objet premier de ces ateliers, ces moments d’apprentissage permettent également d’acquérir des savoirs dont les personnes peuvent se saisir dans bien des domaines de la vie.

Enfin, s’il est vrai que beaucoup de formations existent portées par le Département ou la Région dans le cadre d’un parcours professionnel, elles exigent des prérequis en terme de niveau linguistique qui empêche un certain nombre de personnes d’accéder à l’offre existante. Ces actions financées par le département permettent donc de proposer une offre de formation, dans le cadre d’un parcours linguistique adaptée à ces personnes.

Je terminerai mon propos sur une simple remarque méthodologique qui je pense doit être partagé par l’exécutif. Il nous est en effet demandé de nous positionner sur des actions dont le bilan n’a pas encore été finalisé. Nous souhaiterions qu’à l’avenir, il nous soit communiqué un bilan des actions de l’année passée, avant de décider à nouveau du soutien à apporter pour l’année à venir.

Publié le

6 octobre 2014

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