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Casino à Paris : pas de recettes parallèles

L’UMP demande l’organisation d’un débat sur l’ouverture de casinos à Paris.
Nous affirmons clairement notre opposition à cela ainsi qu’à la transformation de Paris comme zone touristique.

Retrouvez l’intervention de Danièle Premel

Nous avons dit au cours de la concertation menée par le Préfet Duport, à qui échoit la responsabilité de faire le rapport préalable à la décision du Ministre de l’Intérieur, que nous n’étions pas favorables à l’ouverture de casinos à Paris.

Le jeu est une activité noble de l’être humain, pourquoi faut-il systématiquement l’associer à l’argent ?

Les jeux d’argent existent et l’hypocrisie typiquement française est toujours d’avoir de nobles principes accompagnés d’une flopée de dérogations.

Nous pensons qu’il y a suffisamment de structures de divertissement à Paris pour ne pas singer le pire des capitales européennes et mondiales par l’arrivée de casinos à Paris.

Nous devons aussi nous poser la question, à chaque fois que l’État baisse ses dotations, il incite les collectivités locales à trouver des ressources parallèles… taxer le vice est une vielle tradition française.

Nous comprenons bien la tentative de séduction par la carotte financière que représenterait l’arrivée d’un ou de plusieurs casinos qui pourraient largement compenser le produit des actuels cercles de jeux on nous parle de 25 millions au regard des 9 millions apportés par les cercles, mais à t’on fait une étude d’impact sur les casinos existant du manque à gagner pour ceux qui sont à proximité.

Pour être claire, je ne pense pas qu’à Enghien, mais bien à des petits casinos dans des villes balnéaires picardes et normandes pour lesquelles c’est une ressource indispensable. Car un euro dépensé dans le casino parisien sera un euro de moins pour des villes qui ont des difficultés.

Si la loi était votée. La ville pourrait s’opposer à demander le statut de zone touristique qui est liée à l’ouverture éventuelle de casinos, car ce statut amène vous le savez une généralisation du travail du dimanche. Mais l’état pourra t’il les installer dans les futures éventuelles Zones Touristiques internationales celles-ci devenant des zones extraterritoriales échappant à la ville ?

Ce serait un comble car il ne nous restera plus que l’arme des permis de construire pour tenter de freiner le projet.

Enfin se posera en fin de processus la question du porteur de projet.

Nous n’en sommes pas là mais nous voyions l’intérêt d’avoir un débat rapidement sur cette question.

Nous approuvons la demande de débat.

Publié le

30 mai 2015

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