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Intervention de Didier le Reste sur l’extension des zones à 30 km/h

Madame la maire,
Compléter ce maillage des zones limitées à 30 km/h lorsque c’est opportun est pour nous une bonne décision. La limitation de la vitesse dans Paris est un nouveau moyen pour améliorer la sécurité la lutte contre la pollution au bénéfice des Parisiennes et des Parisiens.
En dehors des grands axes dédiés à la circulation automobile, les espaces urbains doivent pouvoir favoriser tous les types de mobilités, car les rues de quartiers supportent de nombreuses fonctions de la vie locale parisienne. La cohabitation entre ses usages, par le biais d’une disposition qui ne sera pas trop contraignante pour les automobilistes dans la mesure où la vitesse est, dans les faits, déjà limitée, va dans le bon sens.
La démarche est également la bonne en décidant, dans le dialogue avec la préfecture, des axes pour lesquels une circulation rapide est indispensable. Il ne s’agit pas de paralyser l’activité de la ville, qui est encore très dépendante de l’automobile.
Nous pensons toutefois que les Parisiennes et les Parisiennes doivent être davantage associés à l’implantation de ces nouvelles zones, par le biais de concertations avec les riverains, les usagers, les élus, afin qu’elles correspondent au mieux à leurs besoins et aux enjeux en présence.

Je l’ai mentionné ce matin lors du débat sur le réaménagement des berges de Seine, plus de la moitié du trafic à Paris est un trafic de transit. Il faut donc impérativement associer, dans notre réflexion sur ce projet, les habitants des villes de banlieue parisienne au sens large du terme, qui utilisent quotidiennement leur voiture pour se rendre à leur travail et sont partie intégrante de la vie de notre ville.

Notre réflexion doit donc avoir une dimension métropolitaine et Francilienne, et elle doit préparer plus rapidement le report modal pour les transports de personnes comme de marchandises. La succession de projets qui favorisent l’utilisation des alternatives à la voiture doivent être portés par des financements qui permettent de les développer.
Cet ensemble de projets doit s’inscrire dans un vrai plan de relance et d’investissement massif pour compenser les restrictions apportées à la circulation automobile, donnant la pleine mesure aux circulations non polluantes (Vélo, Rail, Fleuve…), nécessitant des moyens à la hauteur de ces enjeux , et de nouvelles ressources pour notre collectivité.

Car il y a un vrai risque de décalage entre les calendriers de nos projets qui mettent en avant l’utilisation des alternatives non polluantes et celui de la mise en place effective de ces alternatives. Les projets de transport au niveau Parisien et Francilien, se font sur un temps beaucoup plus long que ceux que nous décidons dans notre assemblée.
Nous le savons, l’organisation d’un report massif vers des lignes de transport en commun déjà saturées serait facteur de nombreux problèmes pour ceux qui vivent à Paris, pour ceux qui y travaillent comme pour ceux qui la visitent.

Nous devons donc nous engager de manière plus volontariste, autour d’un vrai projet de transition de la mobilité parisienne. Un projet impliquant la région et l’Etat, qui va plus loin en matière d’offre de transports public et qui prend enfin la mesure de la question du transport de marchandises dans notre métropole.

Le groupe Communiste Front de gauche votera donc favorablement cette délibération. Nous serons vigilants sur son application, comme sur son évaluation et nous pensons qu’à terme, un grand plan sur la mobilité à Paris, mettant en commun l’aménagement des alternatives à la route et les projets visant à les développer, est indispensable pour l’avenir de notre ville.

Publié le

28 mai 2015

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