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Intervention de Fanny Gaillanne sur le dispositif Vital quartier

Intervention en séance du conseil de Paris des 17, 18 et 19 novembre 2014

Madame la Maire, mes chers collègues,

Pour les élu-es communistes-Front de Gauche, cette délibération est également un moyen de mettre en débat les propositions que nous souhaitons voir adoptée par notre collectivité et nos aménageurs en matière de revitalisation commerciales des quartiers.

Il existe en effet, plusieurs intervenants l’on souligné, des quartiers parisiens qui sont frappés par des phénomènes exogènes de concentration de certaines activités commerciales au détriment d’une offre diversifié qui répondent à l’ensemble des besoins des habitants qui vivent en proximité. D’autres encore subissent une disparition quasi-totale des commerces de proximité.

L’exemple des quartiers périphériques situés sur les boulevards des maréchaux, et plus spécifiquement ceux de l’est et du Nord de Paris, en est la parfaite illustration. Ces quartiers des maréchaux et leurs commerçants pâtissent de la concurrence des grandes enseignes, de ces centres commerciaux aux tailles démesurées, qui sont implantées aux abords de Paris. Les effets de la crise économique, qui frappe violemment les habitants des maréchaux et fait chuter leur pouvoir d’achat n’est pas étrangère non plus aux difficultés rencontrés par les commerçants de ces quartiers.
C’est pour cette raison qu’il nous parait fondamental de travailler dès aujourd’hui, aux côtés de la SEMAEST, à l’extension des dispositifs de type « vital quartier » sur les quartiers de la ceinture des maréchaux.

Le ressenti des habitants par rapport à la qualité de vie dans leurs quartiers est très fortement influencé par cette activité commerciale de proximité. Et même si la plupart d’entre eux ont connu ces dernières années l’arrivée du tramway, ce qui a considérablement amélioré leurs conditions de transports et permit de revitaliser l’espace public, ces habitants portent souvent un regard assez critique sur leur lieu de vie qu’ils vivent parfois comme des lieux de relégation.

Le commerce est l’une des dimensions qu’il nous parait important de travailler pour faire changer cette situation.

J’aurais un deuxième point à aborder qui concerne le coût, à l’achat ou la location, des locaux commerciaux à l’intérieur de Paris. Car comme pour le marché du logement, les spéculateurs de l’immobilier ont profité d’une situation de tension pour faire exploser les prix à la hausse ces 15 dernières années. Bien sur la SEMAEST doivent veiller à ne pas encourager nourrir les mécanismes de la spéculation au travers de ses propres pratiques. Mais les élu-es communistes-Front de Gauche pensent qu’il faut aller au-delà des simples missions confié aux aménageurs si l’on veut lutter efficacement contre la spéculation. Le travail qui s’engage sur la révision des valeurs locatives des locaux commerciaux nous parait être un premier pas qui va dans le bon sens. Ce travail doit à nos yeux trouver sa suite logique dans une plus forte contribution fiscale demandées aux grandes enseignes. Que l’on parle des boutiques de luxe de l’ouest et du centre de Paris, qui attire le chaland millionnaire jusqu’à l’autre bout du monde, ou des grandes centres commerciaux de la périphérie, c’est une sorte de péréquation entre commerce qu’il faut instaurer. L’idée étant bien entendu de mettre à profit les richesses dont regorge notre ville pour améliorer la situation des commerçants indépendants qui font face à de nombreuses difficultés.

C’est dans cet esprit que nous souhaitons également que soit affichée une volonté particulière de soutenir certains types de commerce, je pense notamment aux commerces culturels, aux libraires indépendants, mais également aux structures de l’économie sociale et solidaire dont l’activité apporte une plus-value indéniable à la qualité de vie dans nos quartiers.

Je vous remercie.

Publié le

18 novembre 2014

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