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Une alimentation durable pour toutes et tous

D’ici à la fin de la mandature, les enfants dans les écoles, les agents de la municipalité et tous ceux qui mangeront dans les cantines gérées par la ville auront droit à 50% d’alimentation durable au sein de leurs cantines. A terme, cette initiative devra être développée et étoffée, pour améliorer encore l’accès à une alimentation de qualité, par les circuits courts, l’agriculture Francilienne et l’incitation des entreprises à suivre cette initiative.

Retrouvez l’intervention de Fanny Gaillanne

Madame la Maire

Une collectivité se doit de montrer l’exemple et appliquer à elle-même, en premier lieu, les valeurs politiques qu’elle promeut et qu’elle défend auprès des habitants. Le plan alimentation durable, visant à atteindre 50% d’alimentation durable dans sa restauration collective, s’inscrit pleinement dans ce principe.

D’ici à la fin de la mandature, les enfants dans les écoles, les agents de la municipalité et tous ceux qui mangeront dans les cantines gérées par la ville auront encore davantage le droit à une alimentation de qualité, et c’est une excellente chose.

Le plan d’alimentation durable de la Ville de Paris vise à atteindre 50% d’alimentation durable au sein de la restauration collective en 2020. L’objectif était de 30% lors de la précédente mandature, et il a été réalisé.

Nous serons très attentifs au franchissement de cette nouvelle étape à Paris, et nous soutiendrons la réalisation de cet objectif, aujourd’hui même en conseil de Paris, mais également tout le long de sa réalisation, notamment dans sa phase de concertation.
Nous pensons, qu’à terme, cette initiative devra être développée et étoffée, pour améliorer encore l’accès pour le plus grand nombre à une alimentation de qualité.

Le premier point de développement, c’est celui de la prise en compte de nouveaux critères dans la commande publique, notamment celui d’une alimentation produite dans un rayon de moins de 100 kilomètres.

Veiller à l’augmentation de la part des produits durables dans la restauration est une démarche qui va dans le bon sens. Mais la municipalité doit avoir les moyens de choisir davantage de produits issus des circuits courts. C’est aujourd’hui légalement impossible, car nous ne pas pouvons inclure de critère géographique dans notre commande publique.

Mais vouloir changer ces règles, est un combat d’intérêt général, qui vaut la peine d’être mené. C’est d’abord un intérêt pour la préservation de l’environnement, car cela nous permettrait de réduire notre empreinte carbone. C’est également un réel intérêt pour l’emploi dans la Région, car cette disposition nous permettrait de favoriser une agriculture Francilienne qui ne demande qu’à se développer et se diversifier.

La relocalisation des productions et le développement de circuits de proximité constituent un des fondements de la transition écologique de l’agriculture. Une collectivité aussi importante que la nôtre pourrait, si elle en avait le droit, favoriser l’essor de nouvelles activités et de nouveaux emplois par l’utilisation d’aliments produits près des lieux de consommation.

Un développement de l’agriculture Francilienne, donc, qui est au cœur de notre deuxième remarque, celle de notre politique Agricole à l’échelle Parisienne, métropolitaine et Francilienne. Il est important que les collectivités de notre région s’emparent de cette question, et convergent ensemble faire émerger une vraie filière agricole Francilienne. Est ce que ce n’est pas déjà le cas ?

A notre échelle, si nous avons que très peu de parcelles agricoles dans paris intramuros, doit mettre en place une réflexion sur un vrai projet d’agriculture urbaine intra-muros et réinsérer dans la ville une vraie mixité des secteurs économiques. Une cohabitation entre commerce, industrie non polluante et agriculture, dans cette ville majoritairement dominée par le tertiaire.

Une agriculture écologique et créatrice d’emplois, fournissant une alimentation de qualité pour tous à prix abordable. Cela passe, au niveau parisien et métropolitain, par l’affectation de terrains agricoles dans les zones potentiellement urbanisables.

De même, la ville est propriétaire de terrains en dehors de Paris que nous pourrions utiliser à des fins agricoles mais également mettre en place des aides l’installation pour les jeunes agriculteur. Il est indiqué dans la communication que peu de producteurs sont en capacité de produire du bio pour de la restauration collective. Voilà une piste de reflexion

Enfin, le dernier axe de développement est celui de la restauration collective privée. Quels outils pouvons-nous mettre en place pour que les restaurants d’entreprise aient plus largement recours à l’alimentation durable, et comment pouvons-nous les mettre en relation avec les producteurs locaux ? Nous pourrions, par exemple, faire la promotion de cette démarche auprès des comités d’entreprise qui sont en charge de la restauration collective sur leur lieu de travail.

Ces quelques pistes de développement que nous soumettons, chers collègues, n’entament en rien le projet de de cette délibération qui, nous le répétons, est à soutenir et à développer. Une véritable révolution des modes de production est nécessaire pour passer d’un modèle agricole productiviste à une agriculture agro-écologique, respectueuse de l’environnement et de la santé, contribuant à la lutte contre la pollution et le changement climatique.

Le groupe Communiste Front de gauche, votera favorablement à cette délibération.
Je vous remercie.

Publié le

3 juillet 2015

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