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Intervention de Nicolas Bonnet Oulaldj "loin de nous de vouloir encore vous fâcher, mais lorsque l’argent vient finalement à manquer, il nous faut toutes solutions trouver"

Intervention en séance du Conseil de Paris des 29, 30 septembre et 1er octobre 2014

Mes chers collègues, je tente une nouvelle fois de vous convaincre, et j’ai pensé que la poésie saurait vous combler.
Je sais que vous pensez, afin de vous ennuyer, sur les D.M.T.O. nous sommes entêtés.
Loin de nous de vouloir encore vous fâcher, mais lorsque l’argent vient finalement à manquer, il nous faut toutes solutions trouver.
Vous êtes contre l’impôt et son augmentation ? Pensez-vous sincèrement que nous nous y rendons par plaisir d’affamer le bon contribuable ?
Mais regardons ensemble la situation.
Le Gouvernement vous lâche, ce n’est pas louable. Il vous étrangle et nous pouvons abandonner ceux qui nous ont élus et attendent des succès.
Réduire les inégalités avec toujours des moins, nous n’y pensons même pas.
Alors, écoutez-nous.
En ces jours difficiles, quand vos amis vous lâchent, pensez à vos alliés.
Ils n’ont comme ambition que de réussir ensemble, mais sans austérité.
Notre vision est claire, il faut bien y passer.
J’entends déjà pourtant la droite hurler : nous affamons le peuple !
Ils veulent le libérer ? Ne nous trompons pas, il faut les augmenter.
Les acheteurs d’aujourd’hui peuvent très bien payer.
Quelques euros de plus seront utilisés pour nous, pour le service public, l’égalité.
Je vous en conjure, Madame, donnez-nous raison et ainsi vous pourrez garder notre maison, celle que les Parisiens vous ont une fois confiée.
Mais ils attendent de vous encore un vent de fronde.
Faites ce pas, Madame, il vous en coûte si peu.
On ne peut gouverner en plaisant à tout le monde. Le peuple de Paris attend votre courage.
Nous sommes à vos côtés quand vous êtes maire courage !
Je vous en remercie.

Publié le

7 octobre 2014

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