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Intervention de Nicolas Bonnet relative au BAFA citoyen

Au-delà des nécessaires mesures de sécurité, n’abandonnons pas l’éducation et favorisons la participation des jeunes à la chose publique.

Retrouvez l’intervention de Nicolas Bonnet

Madame la Maire,
Mes cher-es collègues,

Quand nous nous sommes posé la question de comment réagir au choc des attentats à Paris, au-delà des nécessaires mesures de sécurité, nous avons sur de nombreux bans évoqué la nécessité de ne pas abandonner l’éducation et de favoriser la participation des jeunes à la chose publique.

Dans mon intervention d’alors, j’avais insisté sur la place particulière qu’ont les BAFA citoyens, parce qu’ils permettent à de nombreux jeunes de dépenser une somme modique pour préparer leur brevet d’animatrice ou d’animateur, mais aussi et surtout parce qu’ils impliquent un échange avec le ou la jeune qui s’engage à servir une cause pendant au moins 30 heures.

Quand je dis que nos principes notre devise notre hymne ne doivent pas seulement s’apprendre mais bien se vivre.

Et si certains dans notre assemblée demandent que sans délai, chaque école ou bâtiment public soit orné de notre devise nationale, je dis oui, bien sûr, mais faisons surtout tout pour que notre devise ne soit pas qu’une pétition de principe ;

Que le mot Liberté ne soit pas limité de plus en plus, par la société du « big brother » qui devient réalité, par un état d’urgence qui n’en finit plus de finir.

Que le mot égalité puisse se décliner partout et que les politiques publiques fassent tout pour que les citoyennes et les citoyens aient accès aux mêmes droits. On est encore loin du compte.

Que le mot fraternité retrouve sa place dans les discours politiques alors que celles et ceux qui tiennent le devant de la scène médiatique n’ont de cesse de morceler ou de hiérarchiser ou de diviser les françaises et les français entre eux : origines géographiques ou sociales, croyants non croyants etc etc…

Alors peut être me suis-je éloigné du propos de la délibération ? Peut-être je mets dans le contenu des BAFA citoyens plus qu’ils ne peuvent contenir ?

Je ne le crois pas.

Je crois que cette décision d’augmenter comme nous en avions fait la demande le nombre de BAFA citoyen est une des pistes pour remettre au centre de la politique que nous avons en direction de la jeunesse : la confiance.

Nous souffrons par trop d’une société de la défiance qui instrumentalise, qui monte les individus les uns contre les autres. Développons la relation de confiance.

Que des jeunes découvrent la voie de l’engagement associatif, qui comptera peut être tout autant que leur vie professionnelle et familiale dans la construction de leur vie de femme et d’homme, il n’y a rien de plus précieux.

« Indignez-vous » hurlait Stéphane Hessel il y a quelques années ; « engagez-vous » complétait Georges Séguy disparu il y a peu.

Alors faisons que les 345 jeunes, filles et garçons, qui vont bénéficier de cet accompagnement deviennent elles-mêmes et eux-mêmes des ambassadrices et ambassadeurs de l’engagement.

Nous voterons avec enthousiasme cette délibération.

Publié le

28 septembre 2016

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