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Intervention de Nicolas Bonnet relative à l’évolution de la carte « citoyenne-citoyen de Paris

On est citoyen par naissance ou par décret. Mais avec cette carte on est citoyenne ou citoyen parisien même si l’on n’est pas né en France, ni même naturalisé.
Veillons à ce que les droits qu’elle octroie soient de plus en plus larges que cette carte permette une plus grande implication de la jeunesse dans la chose publique.

Retrouvez l’intervention de Nicolas Bonnet

Madame la Maire,
Mes cher-es collègues,
Monsieur le Président, mon cher Rémy

Nous soutiendrons bien volontiers, la délibération du groupe socialiste, parce que nous pensons qu’il faut utiliser tous les moyens pour mieux faire connaître et diffuser cette carte « citoyenne-citoyen de Paris ».

100 000 de nos concitoyens en sont désormais titulaires et ce en moins d’un an d’existence. C’est déjà un beau résultat. Mais en ayant la volonté de sensibiliser les plus jeunes de nos concitoyennes et de nos concitoyens vous faîtes œuvre utile.

Il y avait deux travers à la création de cette carte, le premier est qu’elle soit une carte comme une autre, coincée entre la carte de cantine et la carte vitale et surtout qu’elle n’ouvre aucun droit.

La seconde aurait été qu’elle s’adosse à des annonceurs et donc qu’elle soit dévoyée de son rôle principal, celui d’être un des symboles de l’appartenance à une communauté : celles des parisiennes et des parisiens d’où qu’ils viennent. Celle de la volonté de dire nous sommes debout et nous souhaitons à notre manière participer à la vie de notre ville, ne pas être simplement spectatrice ou spectateur, électrice ou électeur, voire contribuable.

La carte est née alors que Paris était encore dans la douleur mais déjà ses habitantes et ses habitants voulaient relever la tête.

Faire une campagne de sensibilisation dès le collège en continuant au lycée est une excellente initiative. D’abord parce que je crois que l’école est le creuset de l’apprentissage de la citoyenneté et de la démocratie.
Encore peut être faudrait ils que les règlements et les emplois du temps soient plus souples pour que les élèves puissent prendre eux-mêmes des initiatives.

La Démocratie, la République sont des choses qui s’apprennent faisons surtout qu’ils les vivent. Faisons confiance à ces jeunes pour revivifier les modes d’interventions et de décisions.

L’engagement citoyen c’est l’engagement dans un mouvement associatif, dans un club sportif, dans le conseil de la jeunesse, dans un syndicat ou un parti politique etc etc.

Favorisons le, ouvrons les portes de nos institutions afin que les citoyennes et citoyens en devenir se rendent compte du travail d’une institution, de ses élu-es et de ses agents.

On est citoyen par naissance ou par décret. Mais avec cette carte on est citoyenne ou citoyen parisien même si l’on n’est pas né en France, ni même naturalisé.

Veillons à ce que les droits qu’elle octroie soient de plus en plus larges que cette carte permette une plus grande implication de la jeunesse dans la chose publique.

Pour toutes ces raisons et parce que nous pensons que le meilleur moyen de faire reculer l’obscurantisme et ses bras armés ; il faut des citoyennes et des citoyens éclairés, conscients et impliqués.

C’est par l’éducation, la participation, le partage des valeurs vécues et pas seulement transmises que l’on fera reculer l’horreur et la peur.

Je vous remercie

Publié le

28 septembre 2016

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