Rechercher sur le site

Soutenir les agents de la ville qui portent le service public sur leurs épaules

Nous avons dénoncé les reculs de la Ville en matière de gestion du personnel : suppressions de poste suite aux départs en retraite, réorganisation de service au pas de charge, recul du dialogue social et délégation au secteur privé. Alors que la majorité s’est engagée sur un programme ambitieux de création d’équipements publics, il est urgent tenir tête à l’État et de renforcer massivement les effectifs et le service public parisien.

Retrouvez l’intervention de Raphaëlle Primet

Madame la Maire, mes chers collègues,

J’interviens pour ma part sur le bilan social 2014 et de la politique de gestion du personnel de la Ville de Paris en ce début de nouvelle mandature.

Les élu-es communistes le réaffirment, il est plus qu’important de veiller au bien être des agents et à l’amélioration de leur condition de vie et de travail. Tout simplement car ce sont les agents qui de par leurs missions mettent en œuvre le service public en direction des parisiens et des parisiennes, ce sont eux qui les accueillent dans nos mairies, ce sont eux qui sur la base des politiques que nous élaborons font fonctionner les services pour répondre aux besoins de la population. Voilà pourquoi les élu-es que nous sommes devons être à leur écoute et entendre leurs alertes, et même au ras le bol que certains exprime.

Notre majorité s’est fixée des objectifs ambitieux à commencer par la création de 70 000 logements et 5 000 places en crèches. Nous avons développé le budget participatif pour l’ensemble des parisiens, lancé un nouveau contrat de ville, un plan de lutte contre la grande exclusion, le plan piscine que nous débattrons plus tard et bien d’autres projets encore. La mise en œuvre de ces actions va représenter des charges de travail supplémentaires pour des agents qui en ont déjà de lourdes. En effet cela fait déjà plusieurs années que les nouveaux besoins des services sont pourvus essentiellement grâce aux redéploiements de postes.

Nous avons par ailleurs lancé une démarche de modernisation de l’administration parisienne, tâche difficile, nous en sommes bien conscient. Le défi est de taille, 50 000 agents, des dizaines de corps de métier, des statuts de toute sorte.

C’est autour de ces 2 éléments, lancement des grands projets de mandature et modernisation de l’administration, que se cristallise une grande partie des préoccupations des salariés auxquelles s’ajoute le lot d’incertitudes liées à la création de la métropole et au transfert d’un certain nombre de compétences. Nous pouvons facilement comprendre qu’une certaine tension s’installe dans certaines directions de la Ville.
Il est difficile de demander aux agents de produire plus d’effort avec moins de moyens .La réduction de la dotation globale de la Ville de plus de 200 millions d’€ chaque année est tout bonnement insupportable ! A cause de la crise les agents vont devoir faire face aux besoins grandissants de la population, les assistantes sociales accompagner un nombre de personne de plus en plus important, et les agents de la DPA doivent travailler sur les projets de nouveaux équipements publics, ect… ect..

L’amélioration des conditions de travail est un chantier immense. Je pense au développement des plans de formation, à la dé précarisation des contractuels et des vacataires, à la réduction de la pénibilité et des risques au travail, à la nécessité de loger les agents à proximité de leur lieu de travail, à l’urgence de lutter contre l’exclusion sociale qui gagne , ici comme ailleurs ,du terrain dans les rangs de notre administration. Contrairement à ce que j’ai pu entendre précedemment les elus communiste pensent que nous avons besoin d’un plan ambitieux de création de poste et d’embauche de personnel qui soit à la hauteur des objectifs que nous nous sommes fixés.

Je voudrais dire un mot du dialogue social avec les organisations syndicales. Dans nos rencontres avec les represenatnts du personnel nous sommes alertes sur des problemes et le sentiment d’une regression du dialogue social au sein de la ville : les documents de réunion transmis la veille au soir, les ordres du jour indéboulonnables, les CHSCT qui peinent à se mettre en place en toute autonomie. Nous pensons que la difficulté à entretenir le dialogue social est liée aux contraintes budgétaires à laquelle nous sommes soumis. Et cette contraint, nous nous de la dénoncer.

Nous ne pouvons pas trouver les moyens de mener à bien une politique de développement du service public, nous soyons combattifs face à l’Etat et au gouvernement et demandons l’arrêt des baisses de dotations, le remboursement de la dette de l’Etat. Nous pouvons aussi nous saisir des recettes qui sont à notre portée, le groupe communiste-Front de Gauche porte d’ailleurs de nombreuses propositions de recettes que nous vous détaillerons dans le prochain débat.

Publié le

3 juillet 2015

Auteur-e-s