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Intervention de Raphaëlle Primet sur la situation en Palestine

Intervention en séance du conseil de Paris du 7, 8 et 9 juillet 2014

Mes chers collègues,

notre groupe se joint bien évidemment à l’ensemble du Conseil de Paris pour condamner sans appel l’assassinat barbare des trois adolescents israéliens, ainsi que le meurtre du jeune Palestinien Mohamed Abou Khoudaïr, brûlé vif.

Dès la disparition des trois jeunes, avant même la découverte des corps, et alors qu’aucune revendication et qu’aucune preuve n’avait été trouvée, le Gouvernement israélien a lancé une gigantesque punition collective, avec son cortège de morts, d’arrestations arbitraires, de blessés, de maisons et d’écoles détruites.

L’acte de punir collectivement est, je vous le rappelle, considéré comme un crime au regard de la Convention de Genève. Il faut dire non à la loi du talion, mais condamner ne suffit pas. Ces événements s’inscrivent peu de temps après l’unité retrouvée du peuple palestinien, dans un contexte où la colonisation s’accélère et où chaque jour le Gouvernement viole le droit international.

Comment la France peut-elle rester muette devant la nomination scandaleuse d’un représentant israélien à la Commission de l’ONU chargée de la décolonisation ? Comment se taire devant la situation des prisonniers en rétention administrative au mépris des lois et qui protestent actuellement par la grève de la faim ?

La France peut et doit agir. Va-t-elle enfin reconnaitre l’État palestinien, comme s’y était engagé le candidat François HOLLANDE ? Nous devons cesser toute coopération avec les colonies, tant que le droit international sera bafoué. Nous pouvons soutenir la campagne de libération de Marouane BARGHOUTI et des prisonniers politiques palestiniens, parrainés par de nombreuses personnalités internationales, comme Desmond TUTU ou Christiane HESSEL.

Nombre d’Israéliens et de Palestiniens veulent en finir avec ce conflit et vivre dans la paix et la justice sociale. Comme elle le fit pour l’apartheid en Afrique du Sud, au début des années 1990, la communauté internationale doit appliquer les sanctions et les condamnations politiques et économiques prévues à cet effet à l’Etat d’Israël.
C’est la seule voie possible pour que ce conflit, vieux de 66 ans, se termine et que chacun vive désormais dans le respect et la sécurité.

Je vous remercie.

Publié le

15 juillet 2014

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