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Intervention de Raphaelle Primet sur l’aide humanitaire aux victimes de Gaza

Intervention en séance du 29, 30 septembre et 1er octobre 2014

Comme vous le rappelez dans l’exposé des motifs, l’opération militaire « Bordure Protectrice » qui a duré 50 jours laisse derrière elle le bilan le plus grave de ces dernières années, plus important encore que l’opération « Plomb durci ». L’agression israélienne a fait 2 147 victimes (dont 81% de civils selon l’ONU et 504 enfants), plus de 10.000 blessés, pour certains amputés, handicapés à vie, plus de 400 000 personnes déplacées, des dizaines de milliers de bâtiments détruits ou endommagés. On sait que la 3 eme reconstruction de Gaza va couter au moins 6 milliards de dollars.

Nous voterons donc, bien sûr, cette subvention à médecins du monde l’aide humanitaire est urgente et nécessaire. Mais il est plus que temps d’agir réellement pour la paix.
Car si rien ne change les mêmes causes produiront les mêmes effets. Et pour que la guerre ne recommence pas il faut impérativement et sans délai lever le blocus de Gaza, mettre fin à la colonisation et à l’occupation. De ce point de vue l’annexion à quelques jours de la trêve de 400 hectare en Cisjordanie est une véritable provocation.

Depuis le début du conflit, le gouvernement israélien a procédé à l’arrestation de 2000 nouveaux prisonniers ce qui porte à 7000 le nombre total de prisonniers politiques palestiniens. Certains de ces prisonniers en rétention administrative ont d’ailleurs commencé une grève de la faim depuis une semaine. La campagne internationale pour les prisonniers politiques n’en est que plus d’actualité.

Seules des sanctions, comme la suspension des accords d’association entre l’Union européenne et Israël peuvent efficacement contraindre Benyamin Netanyahou à renoncer à la poursuite de la colonisation et engager son pays dans des accords de paix durables. Mettre l’embargo sur les armes et cesser toute coopé¬ration mili¬taire avec Israël, Interdire l’entrée des pro¬duits des colonies et toute relation d’affaires pro¬fitant à la colonisation.

La reconnaissance par la France de l’État palestinien, promesse de campagne de François Hollande, mettrait à mal l’impunité dont jouit depuis trop longtemps le gouvernement israélien. Les crimes de guerre doivent être punis et l’accès à Gaza doit être possible pour les organisations de droits de l’homme qui veulent enquêter sur les crimes et les violations graves du droit international.

Parce que nous savons que seule la mobilisation internationale permettra à un processus de paix notre groupe travaillera sans relâche pour ces objectifs et vous invite à vous joindre au grand rassemblement organisé par L’AFPS du 18 octobre prochain place de la République, et qui sera autorisé j’en suis certaine.

Publié le

2 octobre 2014

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