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Intervention de Raphaelle Primet sur les laboratoires de biologie médicale

Intervention en séance du conseil de Paris des 17, 18 et 19 novembre 2014

Madame la maire, mes chers collègues,

Nous avions, à l’époque, regrettée la décision de fermer le laboratoire de biologie médicale. Cette fermeture était la suite logique de la transposition de la règlementation européenne. Le rehaussement des normes requises obligeaient alors la Ville à se mettre en conformité au prix d’un important investissement.

Réaliser cet investissement aurait permis à la Ville de garder la main sur ces analyses mais l’ancien adjoint en charge de la santé avait alors pris la décision de fermer le laboratoire St Marcel en ajoutant que ce dernier était bien trop déficitaire.
Nous constatons cependant que de grands groupes privés trouvent un intérêt financier non négligeable à gérer des laboratoires d’analyse médicales et ne se prive pas de développer leurs activités sur le domaine. Les évolutions législatives et règlementaires de ces dernières années ont privilégié les grands groupes au détriment des établissements indépendant ou public de taille plus modestes.

Je ne citerai en exemple qu’une seule de ces évolutions législatives, comprise dans la loi MURCEF de 2001, qui régit les sociétés d’exercice de toutes les professions libérales, dont la biologie, et qui n’opère pas de distinction entre les personnes physiques et morales. Cette loi a tout simplement permis à une holding financière détenue par des fonds de pension de posséder la totalité des parts sociales de 130 laboratoires de biologie médicale en France.

La financiarisation de ce secteur clé de la santé des agents de la Ville de Paris nous pose question, surtout lorsque l’on observe les effets désastreux des mécanismes spéculatifs dans bien d’autres domaines.

Alors bien sûr, compte tenu de la décision prise sous l’ancien mandat, nous sommes aujourd’hui bien obligé de faire appel à ces prestataires privés pour réaliser nos analyse biologiques. Mais nous souhaitons malgré tout marquer notre désapprobation sur le principe d’externalisation des analyses médicales en nous abstenant de voter la délibération la délibération DRH 1043.

Publié le

18 novembre 2014

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