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Intervention de Sergio Tinti sur le budget "Sport"

Intervention en séance du conseil de Paris des 15, 16, 17 et 18 décembre 2014

Mes chers collègues ,

La part de l’investissement dans les équipements sportifs reste un réel enjeu de notre mandature. Le service public du sport et des activités sportives fait partie de ces domaines des collectivités locales qui sont un peu à part, car elles s’occupent, au même titre que la culture, du temps libéré des parisiennes et des parisiens.

Cette délégation est une des plus importantes en termes d’équipements publics. Elle contribue par le biais de ses installations sportives à l’accomplissement des programmes scolaires en Education Physique et Sportive du primaire jusqu’à l’université.
Elle fait partie aussi de ces délégations œuvrant à favoriser l’épanouissement de l’individu en proposant une offre accessible d’activités sur leur temps libre. Cet enjeu de socialisation et de santé publique est profondément social, car le sport pour tous est aussi un moyen de réduction des inégalités et de démocratisation des pratiques.

Nous touchons donc ici à la vie quotidienne des parisiennes et des parisiens et à la gestion d’une partie de leurs loisirs.

Cet appui au sport fourni par notre collectivité passe essentiellement par deux facteurs, la création et l’entretien d’équipements d’une part, et l’accompagnement du tissu sportif parisien, qu’il soit municipal ou associatif.

Au niveau des équipements, nous considérons très positive la part accordée aux équipements sportifs de proximité dans le plan d’investissement de la mandature, et le fait que 46 millions d’euros soient inscrits dans le budget 2015 pour construire de nouveaux équipements et rénover les structures existantes est pour nous, un réel motif de satisfaction.

Cet effort est tout à fait louable, mais il était avant tout nécessaire. L’effort fourni par la municipalité depuis 2001 compense pour grande part le manque abyssal d’équipements de proximité, sportifs ou autres d’ailleurs, laissé par la droite. Le contre budget qu’elle présente aujourd’hui notamment au niveau de l’investissement, raisonne plutôt comme un « déjà vu ».

Néanmoins nos efforts devront se traduire également par des créations de postes, pour gérer ces équipements, afin que le service public soit exercé dans les meilleures conditions possibles.

Nous devons persévérer dans cet effort de rattrapage de ce retard.

Le développement du sport à Paris va obligatoirement de pair avec l’augmentation des lieux à la disposition des parisiennes et des parisiens pour le pratiquer. Répondre aux nouveaux besoins des parisiennes et parisiens dans le domaine des pratiques sportives et de loisirs nous semble aujourd’hui incontournable.

Cette ambition d’améliorer l’offre sportive doit être maintenue, au niveau de la ville comme au niveau métropolitain, et c’est d’ailleurs pour cela que nous avons déposé un vœu rattaché à ce budget relatif au maintien du niveau de fonctionnement, dans le soutien financier des parcs interdépartementaux.

Ce manque d’équipement était d’ailleurs évident au moment du débat d’octobre sur l’extension des horaires d’ouverture des équipements municipaux. Les pistes que nous avions évoquées lors de ce débat, notamment par les négociations avec le rectorat pour rendre accessible les équipements sportifs des groupes scolaires parisiens, doivent avancer pour donner accès aux associations à plus de créneaux et densifier ce maillage d’un tissu sportif qui n’a fait que se développer depuis maintenant plus de douze ans.

C’est d’ailleurs au soutien à ce tissu sportif qu’est lié notre amendement au budget concernant le sport, visant à rétablir les subventions aux associations sportives de proximité.

Nous pensons qu’il est nécessaire de garantir à ces structures les moyens de faire un travail de qualité indispensable pour répondre aux demandes des citoyens de notre ville notamment les plus jeunes, et de faire vivre ainsi le sport à Paris.
Enfin, parler de la politique sportive à Paris, c’est bien sur parler de ceux qui la permettent quotidiennement sur le terrain. Je parle bien sûr des agents de la ville de la direction de la jeunesse et des sports, qui font un travail indispensable, qui n’est pas toujours des plus aisés, et qui méritent une amélioration de leurs conditions de travail, qui devra passer aussi, nous l’espérons, par la réouverture des discussions sur la question des primes du dimanche.

C’est en ce sens que nous avons déposé le vœu relatif à la relance du dialogue social au sujet des primes dominicales. Il est impératif, maintenant que les élections professionnelles sont passées, d’arriver rapidement à un accord respectueux des revendications portées par les agents depuis de nombreux mois.
Alors que nous défendons le temps libéré pour les salariés, dans le débat sur le travail du dimanche, il est normal que les agents de la fonction publique qui prennent sur eux d’offrir aux parisiennes et aux parisiens des activités sportives ou culturelles sur ce temps libéré puissent bénéficier d’une rétribution juste.

Plutôt satisfait de ce budget 2015 dans le domaine du sport, notamment au niveau de l’investissement, le groupe Communiste-Fdg restera vigilant sur l’exigence d’une politique sportive ambitieuse, à la hauteur des attentes des parisiennes et parisiens.

Publié le

16 décembre 2014

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