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Intervention de danièle Premel sur les centres sociaux parisiens

Intervention en séance du Conseil de Paris des 29, 30 septembre et 1er octobre 2014

Madame la Maire, chers collègues,

Vous le savez l’avenir des centre sociaux est une préoccupation constante du groupe Communiste-Front de Gauche. Nous sommes extrêmement attachés à ces structures associatives qui sont une manifestation concrète de la participation citoyenne dans nos quartiers populaires.

Nous avons déjà eu l’occasion d’en parler dans cette assemblée, la Ville mène actuellement un travail de fond sur ces 30 centres sociaux parisiens ainsi que sur leur fédération. Ce travail réalisé par l’inspection générale doit permettre de mieux comprendre ces associations et les actions qu’elles mènent ce qui nous permettra d’aboutir, je l’espère, à des propositions concrètes pour venir soutenir ces centres, leurs salariés et leur nombreux bénévoles.

Car oui la vie d’un centre social n’est pas un long fleuve tranquille. Ces structures qui sont au plus près de la population, font face à la montée et à la diversification des demandes d’une population qui se précarise toujours plus.

Alors même qu’ils doivent faire face à ces difficultés, les administrateurs, directrices et directeurs des centres mènent une bataille permanente sur le front du financement afin de réussir à combler leur budget. Cette bataille est usante, chronophage au possible et génératrice d’anxiété car la pérennité des actions n’est jamais pleinement assuré. Cette instabilité est à l’origine de manque de trésorerie, inévitablement suivi du paiement d’Agios, qui vient renforcer l’insécurité financière dans laquelle se trouvent les centres sociaux.

Ces dernières années, la Ville a apporté des réponses à ces difficultés. L’augmentation des participations financières ou le regroupement de plusieurs prestations en une seule dotation globale tout autant que la mise en place de conventions pluriannuelles de financement ont été un progrès.
Il nous parait important de poursuivre et d’amplifier cette démarche d’engagement pluriannuel et de mobiliser l’ensemble des directions concernées de la Ville autour de cet objectif fort.

Nous pensons également que la hausse de la participation financière de la Ville doit également être envisagée au cours de la mandature. Je pense notamment à la hausse du financement du poste animateur jeunesse qui, au vu des besoins exprimés et bien qu’il se soit accru ces dernières années, n’est pas encore suffisamment pourvu.

Je voudrais, pour terminer revenir les rapports entre les bailleurs sociaux et ces associations concernant la question des loyers des locaux. Depuis 2011, la Ville prend en charge le paiement de ces loyers au-delà d’un certain plafond. En décembre dernier, nos prédécesseurs avaient d’ailleurs décidé d’abaisser ce plafond à 10 000€ sur la proposition de Ian Brossat qui était alors président du groupe communiste. Nous continuons à défendre cette mesure qui permet d’éloigner les centres sociaux de la forte pression immobilière qui pèse sur notre ville. Cette aide ouvrait et ouvre les voies de coopérations des plus intéressantes entre centres et bailleurs sociaux qui assument chacun, à leur niveau des fonctions importantes sur le champ social et le territoire local.

Il ne faudrait pas, à l’expérience et dans le temps que cette mesure ait un effet non attendu celui d’augmenter les loyers dans la mesure que la Ville en assurerait le paiement. Je suis persuadée que notre nouvelle élue en charge de la politique de la Ville saura travailler de concert avec notre adjoint au logement pour engager une discussion constructive avec les différents bailleurs pour aborder ce problème et trouver un équilibre au sujet des loyers des locaux des Centres Sociaux.

Je vous remercie

Publié le

6 octobre 2014

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