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Intrenvention de Nicolas Bonnet Oulaldj relative à l’Union Nationale de l’Apiculture Française

Notre groupe votera cette subvention au profit de l’union nationale de l’apiculture Française pour la création d’une nouvelle « maison de l’abeille » à Paris. Un lieu dédié à la sensibilisation à la préservation d’une espèce si importante pour notre environnement est une très bonne chose, et nous soutenons pleinement cette initiative.

Nous soutenons d’ailleurs nombre des initiatives de l’UNAF, qui s’acharne inlassablement à tirer la sonnette d’alarme sur la baisse de la population d’abeilles. Cette situation devient de plus en plus préoccupante. Les apiculteurs accusent encore cette année une baisse significative des récoltes de miel en France cette année par rapport à la précédente. L’année 2015 était pourtant jugée comme catastrophique.

La question de la population des abeilles peut apparaître comme un sujet anecdotique. Il n’en est pourtant rien, car elles jouent un rôle capital pour la préservation de notre écosystème mondial. Avec leur travail pollinisateur, elles rendent des services inestimables à l’ensemble des espèces présentes sur notre planète. Elles renforcent les arbres fruitiers et les légumes à fleur, et veillent à l’expansion des espèces végétales.

Leur apport économique à notre société est d’ailleurs estimé à hauteur d’environ 300 milliards de dollars pour l’économie mondiale, selon des organismes jugés comme très sérieux.

Ne pas s’occuper de la préservation des abeilles, c’est pénaliser durablement notre planète, et lui causer à nouveau des dégâts irréversibles. En France, il y a de nombreuses causes à la diminution de ces insectes : On peut citer notamment l’expansion du frelon asiatique dans nos régions, mais surtout l’utilisation encore trop nombreuses de pesticides.

Une action d’État serait nécessaire pour pallier ce déclin. Une action de soutien en faveur de l’apiculture Française, mais aussi une action volontaire pour préserver l’environnement des abeilles. Cela passe par une véritable action d’état, une stricte fermeté face à l’utilisation de ces pesticides qui les tuent. La loi interdisant les produits néonicotinoïdes pour 2018, ces produits appelés désormais « les tueurs d’abeilles » va dans le bon sens.

Bien que nous regrettons qu’un régime de dérogations soit encore possible jusqu’en 2020, et que l’action de certains grands groupes pharmaceutiques, notamment dans les failles juridiques, nous inquiètent fortement.

Se posera également, à terme, la question d’une politique globale et concertée en matière d’agriculture. La création d’un modèle commun empêchant les conflits entre les différents secteurs agricoles, où le maintien de l’activité de filière céréalière ne nuise pas à celle de la filière apicole, et à notre environnement en général. Un modèle commun est possible, et sa création est une question profondément politique.

A Paris, notre groupe appuiera toutes les initiatives de cette espèce partenaire de l’espèce humaine depuis la nuit des temps. Un travail qui devra être du même ordre que celui qui doit être engagé au plan national : l’implantation progressive de plus d’abeilles dans notre ville, et le développement d’un Paris plus végétalisé pour leur permettre d’assurer leur survie.

Pour résumer, nous accueillons très favorablement cette initiative.

Je vous remercie

Publié le

29 septembre 2016

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