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Ensemble, construisons Paris 2024

L’accompagnement des grands événements sportifs est essentiel et stimule les politiques publiques. Le plan d’accompagnement de la candidature olympique, fort de 43 propositions, s’attache à mettre le sport encore un peu plus au cœur de notre ville, de notre société. Nous avons été particulièrement attentifs à la garantie de l’accès à la pratique sportive et au travail avec le milieu scolaire.
Retrouvez l’intervention de Sergio Tinti

Madame la maire, mes chèr-e-s collègues,

L’accompagnement des grands événements sportifs est essentiel puisqu’il s’adresse directement aux populations et permet de les fédérer autour de l’organisation de ces derniers. C’est grâce à cet accompagnement que nous saurons apporter à la candidature de notre capitale pour les JO 2024 que nous imprimerons la dimension populaire à laquelle nous aspirons tous et à laquelle le CIO sera très attentif.

Le plan d’accompagnement est le fruit d’un travail important de concertation. Il comprend de nombreuses revendications que notre groupe a portées.
Nous nous réjouissons des propositions qui y sont faîtes car elles vont dans le bons sens. La diversité et la qualité de ces mesures prouvent, encore une fois, les potentialités des grands évènements sportifs à irradier et à stimuler les politiques publiques. Il faut s’en saisir !

Le premier volet de ce plan concerne le projet « Paris - ville sportive » qui vise à garantir à toutes et à tous l’accès à la pratique sportive.

Nous le savons : Paris est une ville qui souffre de carences en matière d’équipements sportifs. L’une de nos priorités est donc celle d’améliorer l’offre sportive dans notre capitale. Voilà pourquoi nous partageons l’ambition de créer de nouveaux espace de pratiques dans l’habitat social, l’ambition de pérenniser et d’élargir l’initiative d’ouverture des créneaux en soirée, le développement de l’utilisation des installations sportives dans les établissements scolaires et la volonté de soutenir l’autonomie des associations.

Favoriser la pratique de toutes et tous, c’est aussi en garantir l’accès aux équipements sportifs des populations dont la condition physique ou sociale les en éloignent.

L’engagement du plan d’accompagnement en faveur d’une accessibilité universelle et globale des établissements sportifs aux personnes en situation de handicap est donc une mesure que nous soutenons, et à laquelle nous sommes très attachés.
Les athlètes handisport témoignent souvent du fait que les villes ayant récemment accueilli les Jeux Olympiques et Paralympiques ont réalisé un travail important sur l’accessibilité des infrastructures publiques, sportives et autres.

De plus, le sport doit être accessible aux personnes âgées. Les partenariats avec les EHPAD et la Fédération Française d’Athlétisme sont, en ce sens, très opportun. Cela dit, nous aimerions voir se multiplier ces partenariats avec d’autres acteurs du mouvement sportif, d’autres Fédérations, et voir se développer des jumelages avec des clubs de la ville ce qui permettrait de diversifier l’offre d’activité physique et sportive, et d’œuvrer concrètement au mieux vivre ensemble.

Au-delà des actions nécessaires à mener en direction des publics cibles, il serait intéressant d’envisager l’élargissement à la Région Île de France, d’augmenter les subventions dans le cadre du programme « Reduc’ Sport » qui permet de subventionner une partie des licences sportives des enfants dont les parents, à cause de trop faibles revenus, peinent à payer.

Par ailleurs, nous soutenons également les dispositions visant à favoriser la pratique sportive au sein des entreprises et au sein des services de la ville. En ce qui concerne notamment les agents de la ville qui sont les garants d’un service public du sport, nous aimerions étudier la possibilité d’envisager dans leur période de formation une expérience pratique au sein d’un club ou d’une association sportive. Pour ce qui est de tous les agents de la Ville, il nous semble intéressant d’envisager des facilitations, voire des incitations, à la pratique physique et sportive au choix, pendant une ou deux heures par semaine, et ce en vue d’un épanouissement personnel, en plus d’un soucis de santé publique.

Le volet « Paris-ville sportive » ne pouvait faire l’économie d’un travail en partenariat avec le scolaire, notamment pour les jeunes sportifs s’approchant du haut niveau. Nous sommes satisfaits de voir qu’il est prévu que se développent à l’avenir des programmes de continuité éducative et sportive au collège et au lycée au travers des classes à Horaires Aménagés Sportives.

La sensibilisation des enfants et adolescents aux valeurs de l’olympisme nous paraît également une bonne initiative, tout comme l’enseignement de son histoire. C’est d’ailleurs un projet que portera notre camarade Catherine Vieu-Charrier dans le cadre du volet Paris inclusif et solidaire. A ce propos, nous avançons l’idée de la création de classes de 6eme olympiques, en accord avec le Ministère de l’Education Nationale. Les élèves de ces classes se verraient proposer un programme qui mêlerait la sensibilisation à l’universalité des valeurs olympiques, l’apprentissage des pratiques sportives et l’étude de leur évolution dans le temps. Cette classe serait invitée à participer aux différentes manifestations tout au long de l’année scolaire 2016/2017. En somme, une classe olympique qui pourrait marquer une génération de jeunes citoyennes et citoyens.

Nous sommes tous convaincus que l’école est le premier lieu de démocratisation des pratiques sportives. Mais nous sommes aussi tous conscient des progrès qu’il reste encore à faire afin de créer les conditions nécessaires à la concrétisation, partout, de cette idée. C’est la raison pour laquelle nous mettons l’accent sur la création de nouvelles installations sportives à proximité des établissements scolaires, ainsi que sur les efforts importants à fournir dans le domaine des transports scolaires afin d’augmenter le temps de pratique sportive scolaire. Il est indispensable que l projet olympique dans lequel nous nous lançons permette de faire entrer encore un peu plus le sport dans nos écoles. Et d’ailleurs, les propositions retenues par les parisiennes et le parisiens qui ont participé à la première soirée de concertation dans le cadre de « Ensemble construisons paris 2024 » vont dans ce sens.

Enfin, nous considérons que le volet métropolitain mérite une attention particulière. Nous avons émis le souhait d’un projet de candidature olympique qui s’appuie fortement sur le département de Seine Saint-Denis. Cela doit se traduire par des projets communs et bien évidemment par une indispensable concertation avec les populations. Le renforcement des liens avec les territoires de Seine Saint-Denis permettra d’œuvrer à la construction de l’axe fort que vous aviez, Madame la Maire, appelé de vos vœux dès le début de cette aventure et que nous approuvons.

Pour conclure, permettez-moi, Madame la Maire, de revenir sur les 4 concertations populaires que vous avez lancées sous le nom d’« Ensemble construisons Paris 20204 » et que j’ai mentionné il y a peu.

Après avoir participé à la première de ces concertations, le 10 mai dernier, je ne peux que constater et me réjouir de ce premier succès qui montre la force de notre volonté commune de continuer à travailler sur une candidature co-élaborée, collaborative, dans laquelle la participation citoyenne a toute sa place.

Pour que la candidature de Paris soit portée et promue par la population, il faut lui donner les moyens de s’en saisir.

Nous ne sommes pas de l’avis de ceux qui pensent qu’il s’agit d’une opposition entre partisans et adversaires de notre candidature. Cette idée ne prend pas en compte l’intelligence de nos concitoyens et leur capacité à inventer une nouvelle manière dépenser et de créer une candidature aux JP 2024. Nous ne sommes pas pour un projet commun, qui porte un espoir commun de partage et de progrès notamment pour nos jeunes générations.

Je vous remercie.

Retrouvez le plan d’accompagnement de la candidature aux Jeux Olympiques

Publié le

17 mai 2016

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