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L’avenir du centre dentaire "Eastman"

Nicolas Bonnet Oulaldj alerte sur l’avenir du centre dentaire "Eastman" et demande des garanties pour cet établissement de santé qui accueille plus de 11.500 personnes par an.

Retrouvez son intervention

Madame la maire, mes chers collègues

Notre vœu concerne l’Institut Eastman du 13e arrondissement, le lieu résultat d’une donation pour les soins dentaires en direction des enfants défavorisés, abrite aujourd’hui un centre dentaire de secteur 1 ainsi que des laboratoires de service de santé environnementale de la Ville. Il est aujourd’hui question de le céder aux intérêts privés sous couvert d’ouverture publique.

Je rappelle qu’il y a aujourd’hui près de 11.500 patients au centre dentaire chaque année.

J’en viens à l’appel à projets "Réinventer Paris 2" lancé par Jean-Louis MISSIKA. Ce projet rencontre une forte opposition des habitants ainsi que celle des salariés du centre dentaire et du service municipal de santé environnementale. En plus de ces oppositions, le projet n’est pas mûr. Faut-il donc imposer à marche forcée la cession de ce bâtiment ? Ce n’est pas la bonne méthode, nous considérons que l’opération reste floue. Cet appel à projets évitera à la Ville de prendre en charge la rénovation du bâtiment. Mais combien coûtera vraiment cette rénovation ? Le centre dentaire devait être transféré dans le centre voisin Edison. Mais combien de sièges dentaires, pour quelles surfaces ? Quel avenir pour le dentaire juvénile ? Pour quel coût ? Aucune réponse à ce jour à toutes ces questions.

Par ailleurs, nous savons l’importance de la santé environnementale quand il s’agit de mesurer, par exemple, la pollution de l’air intérieur ou extérieur. Quel coût du transfert du service ? Pour quelles surfaces ? Là encore, aucune réponse à ces questions.

C’est le sens de ce vœu, soutenu à l’unanimité du Conseil du 13e arrondissement, qui demande que le processus Eastman soit gelé tant que les éléments de relocalisation dentaire et santé environnementale ne sont pas communiqués et adoptés par le Conseil de Paris.

Publié le

22 mars 2018

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