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La mixité dans nos immeubles est un enjeu majeur

Le logement est une priorité de notre mandature. 70% des parisiennes et des parisiens sont éligibles au logement social et nous defendons la mixité dans les immeubles. Pour veiller à cet équilibre, nous soutenons la proposition de modification du PLH visant à éviter, du fait de la loi, une augmentation du surloyer à 4000 familles.

Retrouvez l’intervention de Nicolas Bonnet

Mes chers collègues,

La délibération que nous examinons est très importante. Il s’agit d’adopter une modification du P.L.H. afin de tenir compte des modifications que portent les articles sur le logement de la loi sur l’égalité et la citoyenneté, actuellement en cours de débat au Parlement. Les municipalités de gauche ont tenu, depuis 2001, à inverser la courbe de la création de logements sociaux à Paris. Nous assistons à une accélération de cette politique depuis 2014, à l’initiative de la Maire et de son adjoint Ian BROSSAT.

La question du logement est une priorité à Paris, elle est la préoccupation première de nos concitoyens et concitoyennes. Nous utilisons tous les leviers à notre disposition pour atteindre l’objectif de 10.000 logements sociaux par an à Paris, dont 7.500 logements sociaux. Nous avons modifié le P.L.U. dans ce sens. Nous avons multiplié les mesures incitatives pour que les propriétaires de logements ou de bureaux vacants mettent sur le marché leur bien.

Nous tentons, à l’instar d’autres métropoles mondiales, d’encadrer le phénomène de la multiplication des locations des meublés, devenues pour certains un vrai business. Nous conventionnons de nombreux logements afin qu’ils soient réellement soumis aux mêmes règles que ceux que nous construisons.

Nous avons préempté dans le diffus. En 2 ans, l’inventivité a été au pouvoir pour permettre à un maximum de Parisiens de rester dans notre ville. A ce rythme nous atteindrons l’objectif fixé de 25 % de logements sociaux sur le territoire parisien. Nous pouvons être fiers de ce bilan à mi-mandat. Malheureusement, nous entendons une petite musique qui dit que l’on ne fait pas assez de logements très sociaux et que les dérogations que nous demandons pour l’application du supplément de loyer de solidarité ne sont pas justifiées.

Nous n’avons pas, nous communistes, la même approche du logement social que d’autres. Nous pensons que l’accès au logement est un droit pour toutes et tous, pour l’ensemble des salariés. 70 % des Parisiens sont éligibles au logement social et nous défendons la mixité sociale dans les immeubles.

Nous devons veiller à cet équilibre. Il doit y avoir dans nos programmes des logements de tout type parce que nous nous adressons à tous les Parisiens. Nous devons être vigilants que la géographie d’implantation des logements sociaux respecte cet équilibre. Oui, il faut des P.L.A.-I. partout et pas seulement aux portes orientales de Paris et du P.L.S. partout et pas seulement dans les arrondissements les plus bourgeois. Cette équation n’est pas simple. Elle part du principe qu’il n’y a pas de zone réservée à tel ou tel type de logement et donc à tel ou tel type de famille.

Le surloyer s’applique déjà à plus de 9.000 familles parisiennes parmi lesquelles plus de 5.000 familles devraient voir augmenter leur surloyer de plus de 100 euros par mois en moyenne, du fait de cette loi. La proposition de modification du P.L.H. doit permettre d’éviter cette augmentation à plus de 4.000 familles. Celles et ceux qui ne voteront pas cette délibération prendront la responsabilité d’une telle augmentation de plus de 100 euros de surloyer, en pleine crise économique, alors que le pouvoir d’achat n’a pas augmenté, que les salaires n’augmentent pas et que la vie à Paris est toujours plus chère. Une augmentation du surloyer qui serait dissuasive pour des familles moyennes qui souhaitent rester dans un logement social à Paris : autant leur dire "allez habiter ailleurs".

Je pense à des ménages dont le couple travaille et n’a pas de revenus mirobolants. Je pense à un grand nombre de fonctionnaires de l’Éducation nationale, de la santé ou des agents de la Ville de Paris. Alors, nous soutiendrons cette réforme qui est équilibrée et qui est l’application de notre programme : un logement pour toutes et tous dans Paris est possible si on s’en donne les moyens. Nous soutenons cette modification du P.L.H., elle est l’une des pièces qui nous amènera doucement mais sûrement vers les objectifs que nous nous sommes fixés pour que la loi nous encourage à la remplir à terme : 30 % de logements sociaux à Paris, en tentant de défendre la mixité de notre ville, y compris dans le logement social.

Je vous remercie.

Publié le

14 décembre 2016

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