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La place des femmes enjeu central à Paris et pour les communistes

Communiqué de presse
26 août 2015

2,6% des rues portent, à Paris, le nom d’une femme, un chiffre bien évidemment trop faible qu’Osez le féminisme rappelle lors de sa dernière action. Celui-ci fait malheureusement écho à notre héritage du passé bien trop masculin, machiste et patriarcal.

Depuis la première mandature de Bertrand Delanoë, le groupe communiste-front de gauche s’est engagé aux côtés de la majorité à accompagner la démarche volontariste de reconquête de féminisation des noms de rue avec Catherine Vieu Charier, adjointe PCF/FDG à la Mémoire et du Monde Combattant et Correspondant Défense, présidente de la commission de dénomination des voies, places, espaces verts et équipements publics. Cette commission veille au principe de la plus parfaite équité et a déjà acté 60% de dénominations féminines depuis l’élection d’Anne Hidalgo.

La reconquête des femmes dans l’espace public doit aller bien au-delà de la féminisation de lieux publics, elle passe aussi par la défense de noms déjà choisis pour des futures rues. Les communistes avaient dénoncé ce fait à Elne dans les Pyrénées-Orientales où l’actuel maire a préféré à Lucie Aubrac, Rosa Parks, Mère Teresa ou Geneviève De Gaulle Antonioz, des noms de montagnes catalanes.

Avec Hélène Bidard, adjointe PCF/FDG à l’égalité femmes-hommes et aux luttes contre les discriminations, nous faisons de la reconquête des femmes dans l’espace public un enjeu majeur de cette mandature. La manière de concevoir nos aménagements afin de lutter contre les inégalités de mixité dans l’espace public est essentielle, le harcèlement de rue est malheureusement bien trop présent.

Le groupe Communiste-Front de gauche continuera à faire des propositions pour la dénomination d’espaces publics portant le nom de femmes comme avec : Simone Iff, pionnière du droit des femmes à disposer de leur corps, Caroline Aigle, première femme pilote de chasse et Aurélie Salel, sapeur-pompier de Paris. Nous continuons de nous battre pour l’égalité femmes/hommes dans son ensemble avec notre première proposition de délibération adoptée à l’unanimité au conseil de Paris de février pour un plan inédit d’hébergement et d’accès aux logements pour les femmes victimes de violence.

Le combat pour acquérir l’égalité réelle entre les femmes et les hommes n’est pas encore gagné et le groupe Communiste-Front de Gauche maintiendra fermement ce cap durant tout ce mandat, en s’ attachant aux premières préoccupations des parisiennes le logement, l’emploi et l’opposition au travail dominical et de nuit où les femmes sont en première ligne.

De nouveaux débats sont devant nous comme celui de la progression de la marchandisation et la déshumanisation de l’espace public avec le « naming » au détriment du travail d’histoire, de transmission et de ce qui nous unit dans la mémoire collective.

Nicolas Bonnet-Oulaldj
Président du groupe Communiste –Front de Gauche
Au Conseil de Paris