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La question d’actualité du groupe Communiste-Front de gauche

Les réformes en matière de logement de M. Macron et de son gouvernement fragilisent encore un peu plus celles et ceux qui ont le plus besoin de logements sociaux.
Nicolas Bonnet Oulaldj demande à la Maire de Paris sa position sur ces réformes.

Retrouvez la question de Nicolas Bonnet Oulaldj

On a beaucoup de mauvaises nouvelles de la part de ce Gouvernement en si peu de temps, que ce soient les contrats aidés, qui ont été évoqués tout à l’heure, ou la baisse des A.P.L., ce sont toujours les mêmes victimes, les plus pauvres, les plus démunis et ceux qui en ont le plus besoin.
Et on sait qu’en plus, avec la situation de pouvoir d’achat de ces personnes, cela aggrave encore plus les inégalités.

Alors bien sûr, ma collègue Joëlle MOREL a évoqué ces annonces, que ce soit la baisse des A.P.L. pour les locataires du parc social, qui serait répercutée sur les bailleurs de la ville ; la remise en cause du maintien à vie des logements sociaux, c’est la question qui est posée, avec l’instauration tous les six ans d’un examen de la situation du ménage, créant encore plus d’instabilité pour les locataires ; la création d’un bail mobilité, n’apportant que de la précarité supplémentaire à des publics déjà fragiles. Et ma collègue l’a évoqué : une attaque contre les normes sociales et environnementales.
En gros, ce tableau, c’est la fragilité, la précarité, l’instabilité, ce que d’ailleurs Laurence PARISOT avait porté quand elle était présidente du Medef.

Alors, bien sûr, nous ne pouvons que nous indigner devant de telles mesures, mais pour compléter le propos de ma collègue, Madame la Maire, ma question va être claire : quelle est votre position et comment allez-vous interpeller vous-même le Gouvernement, le président de la République ? Allez-vous utiliser les Parisiens pour relayer cela ? Allez-vous vous appuyer sur les nouveaux parlementaires Parisiens qui viennent d’être élus, notamment ceux qui sont sur les rangs dans cet hémicycle ?

Et puis, j’aimerais bien avoir aussi la position des présidents de nos bailleurs sociaux. Nous avons trois bailleurs sociaux et ces présidents sont désignés par notre Conseil de Paris. Je pense donc que nous pourrions très bien relever le défi qu’a lancé ce matin le président de l’Union sociale pour l’habitat, qui a déclaré en ouverture de ce congrès : "quand un ministre n’est guidé que par une obsession et s’en prend à ce que fait le pacte républicain, appauvrir un peu plus les plus modestes, le président du mouvement des H.L.M. ne se tait pas". Eh bien, je souhaiterais, Madame la Maire, que le Conseil de Paris ne se taise pas

Publié le

9 octobre 2017

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