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La santé de nos agent-es de la proprété doit être mieux prise en compte

Hervé Bégué rappelle qu’il est nécessaire de mieux prendre en compte la pénibilité du travail de nos éboueurs et propose un suivi médical accru de la santé des agents.
Par ailleurs, il revient sur la nécessité d’éradiquer la prolifération des rats dans notre ville.

Retrouvez son intervention...

Madame la Maire, mes cher-es collègues,

J’en profite pour saluer Florence Berthout et Eric Lejoindre, qui ont conduit la MIE sur la propreté à laquelle j’ai eu la chance de participer. Ce travail nous a permis à toutes et à tous de prendre conscience de la pénibilité du travail des agent-es de la propreté. S’il y avait un éboueur parmi nous, il aurait pu en témoigner.

La propreté c’est l’affaire de tous, vous l’avez répété, mais c’est surtout le travail des agents de la DPE. Agents qui œuvrent chaque jour avec énergie et courage pour accomplir des tâches souvent éprouvantes qui nous sont si utiles.

Nous avons le devoir de tout mettre en œuvre pour limiter autant que possible les contraintes du métier. Didier Le Reste a parlé d’un seul tour de collecte le matin tôt. Ce dispositif permettra de renforcer la polyvalence des agents : après le tour de collecte, il leur reste du temps pour procéder au balayage de surface. Nous savons que le travail derrière les camions de ramassage est de loin le plus pénible. Comment ne pas être épuisé après 6 jours derrière une benne à ordures ? Comment ne pas être complétement cassé après quelques années de ce lourd travail ?

Il est nécessaire de prendre en compte la pénibilité des métiers de la propreté, de favoriser la polyvalence et les évolutions de carrière des agents pour que celles et ceux qui travaillent à rendre notre ville plus propre ne s’épuisent pas. C’est seulement de cette manière que nous préserverons les agent-e-s de la fatigue et que nous réussirons à réduire l’absentéisme. C’est le sens des préconisations que nous avons faites suite à la MIE.

Nous avons aussi demandé que l’on veille avec grand soin à la santé au travail des agent-e-s. Pour commencer, une visite médicale approfondie s’impose à leur l’embauche. Ensuite, nous demandons que les agents bénéficient d’une visite médicale au moins une fois par an. Ils doivent pouvoir bénéficier d’un suivi médical adapté à leur besoins, et les médecins du travail doivent utiliser leur 1/3 temps pour venir sur le terrain, observer les conditions réelles de travail des agent-e-s.

Je terminerai avec la question des rats. Elle permet de synthétiser toutes les idées que nous avons avancées. On compte aujourd’hui 3 rats pour un parisien et il y a moins de deux agents par arrondissement pour s’occuper de ces animaux nuisibles. Le renforcement des moyens humains du service Faune action salubrité de la Dases est indispensable Il faut tuer ces rats qui prolifèrent, nous obligent à fermer des lieux publics. Ils finiront par poser des problèmes de salubrité et de santé publique. Pour y parvenir, nous devons renforcer ce service de manière pérenne en augmentant ses effectifs. Notre proposition de collecte en un seul tour tôt le matin aura pour conséquence de limiter les plages horaires de sortie des poubelles. Cela limitera la possibilité pour les rats de se nourrir toute la journée dans Paris et donc freinera leur prolifération.

Nous voyons, avec l’exemple de la lutte contre la prolifération des rats, que la question de la propreté à Paris est intiment liée à celle des agents qui y sont affectés. Tant que nous ne prendrons pas des mesures à la hauteur des revendications des agents, nous jouerons du pipeau comme le joueur de flûte de Hamelin. Relever le défi de la propreté c’est donc prendre soin de celles et ceux qui rendent chaque jour Paris si belle.

Je vous remercie.

Publié le

7 février 2018

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