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La santé environnementale mérite un service public de qualité, seul à même de répondre aux enjeux sanitaires de long terme.

Intervention de Raphaelle Primet en séance du Conseil de Paris du 28, 29, 30 septembre et 1er octobre 2015

Madame la maire, chers collègues,

Notre vœu concerne le bureau de la santé environnementale et de l’Hygiène.

Comme son nom l’indique, ce bureau remplit plusieurs missions importantes, de mesures de pollution extérieure et intérieure, de contrôle de qualité des aliments servis aux enfants dans les crèches, de désinfection des nuisibles chez les particuliers ou dans les parcs...

Mais le plan de restructuration de ce bureau envisage de réduire certaines missions pour en développer de nouvelles. Des nouvelles missions bien sûr, puisque de nouvelles pollutions sont désormais révélées. Mais cela ne suppose pas nécessairement l’abandon de missions importantes.

De quoi parlons-nous ?

-  les analyses en routine, la mesure de la qualité de l’air, comme la présence des composés volatils reconnus comme cancérigènes, la surveillance de la qualité dans la restauration collective
-  et pour le SMASH, la désinfection chez les particuliers, et l’élimination des rongeurs dans les parcs notamment.

Pourquoi sommes-nous opposés à l’abandon de ces missions ?

Avoir une métrologie et une analyse publique est indispensable. Nous ne sommes pas pour une seule expertise publique. Elle doit être couplée avec un travail associatif (comme AirParif) ou privée (par les entreprises) bien sûr. Mais personne ne remplacera les laboratoires publics pour permettre aux pouvoirs publics de pleinement maitriser les risques sanitaires.

La liste des scandales liés à la faiblesse de l’expertise publique ne cesse de s’allonger. Volkswagen en est le dernier exemple ô combien révélateur. Sur Paris, il y a moins de 2 ans, l’escherichia coli a été détectée dans des crèches par les services de la Ville alors que l’expertise privée n’avait rien vu venir.

De même sur les services du SMASH. On me dit qu’il faudrait les réserver aux plus pauvres. Mais en réservant notre action aux seuls pauvres, nous cassons l’universalité du service public. Et à terme, les services publics ainsi vidés de leur nature sont voués à disparaître.

Pour toutes ces raisons, nous proposons un vœu visant à définir les missions essentielles du BSEH. La santé environnementale mérite un service public de qualité, seul à même de répondre aux enjeux sanitaires de long terme.

Pour ces mêmes raisons, nous ne voterons pas le vœu de l’exécutif qui présenté en réponse et nous maintiendrons le nôtre jusqu’au vote.


Retrouvez le vœu sur le Bureau de la Santé Environnementale et de l’Hygiène

Le vœu du groupe n’a pas été adopté par le conseil de Paris

Publié le

30 septembre 2015

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