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Le Conseil des Générations Futures peut être le premier mot du politique

Didier Le Reste salue le travail effectué par le Conseil de Générations Futures, nouvel outils de concertation que les élu-es communistes avaient proposé et qui était un engagement de campagne.
Pour assurer la crédibilité et l’efficacité de cette nouvelle instance, il convient de relever son budget de 30 000€ à 60 000€ annuels, de porter un intérêt accru aux sollicitations du CGF envers les cabinets ou directions de notre ville et de favoriser l’articulation du travail du CGF avec les autres instances parisiennes.

Retrouvez son intervention...

Madame La Maire,

Vous comprendrez, comme vous l’avez rappelé, qu’en ma qualité de pilote politique de la mission de préfiguration du Conseil Economique Social et Environnemental Parisien, que vous m’avez confiée, et qui a débouché sur la création en 2015 d’une nouvelle instance participative parisienne, dénommée aujourd’hui Conseil des Générations Futures, je veux au nom de mon groupe saluer et féliciter toutes les actrices et tous les acteurs qui participent à cette belle aventure, la Co-Présidence, les membres du bureau, et les conseillères et conseillers des différents collèges.

Aussi, je tiens à saluer particulièrement, le travail indispensable et précieux accompli par Roberte Amiel, Secrétaire Générale du CGF.

Bien que les travaux des différentes commissions qui ont été mises en place ne soient pas avancées au même niveau, on peut dire qu’au regard du travail produit et de la qualité du travail fourni, les objectifs fixés sont respectés.
Je rappelle aussi que ce nouvel outil de concertation, proposé par les communistes, constitue un engagement de campagne de la majorité, revendiqué d’ailleurs par plusieurs forces de la Société Parisienne.

A l’instar de la présentation des travaux de la Commission Économie de partage, cette instance paritaire, consultative, indépendante a vocation à jouer un rôle de conseil et d’expertise sur les grandes problématiques de la vie urbaine structurants l’avenir, aux fins d’élaborer des avis construits et stratégiques sur des questions de mutations socio-économiques, environnementales et sociétales.

Rappelons que la réflexion ainsi menée ne ralentit pas l’action, au contraire elle la légitime, c’est pourquoi je souhaite que les avis et préconisations transmis au Conseil de Paris soient sérieusement pris en compte.

C’est là une question de crédibilité et une marque de considération vis-à-vis des membres du CGF qui sont tous bénévoles.

Je l’avais pointé lors de la création du CGF, la crédibilité et la lisibilité de cette instance se mesurera au-delà de son caractère indépendant, à la qualité de ses travaux et au fait que nombre de ses propositions puissent se traduire en actes.

De ce point de vue, comme mon groupe l’a fait dans le cadre du débat budgétaire 2018, je souhaite que le budget du CGF soit revalorisé afin qu’il puisse faire face efficacement aux sollicitations dont il est l’objet et à ses obligations.
Je propose que l’on relève ce budget de 30 000€ aujourd’hui à 50 000€ voire 60 000€ sur l’année, dans la mesure où l’on a su, et ce sans esprit polémique de ma part, trouver 225 000€ pour financer 7 conférences citoyennes sur la propreté.
À cet égard, le CGF aurait très bien pu être associé, consulté, dans le cadre de la MIE propreté ou par les conférences citoyennes dont je viens de parler, comme le prévoit d’ailleurs le titre III du règlement intérieur du CGF.

Je veux insister aussi sur la nécessité qu’il y a à porter intérêt aux questions et autres sollicitations que pose et manifeste le CGF aux différents cabinets et directions de notre Ville.

Dans le même esprit, il y a lieu de favoriser l’articulation du travail, les interactions entre le CGF et les autres instances de concertation qui existent au sein de la Ville de Paris.

Il est tout aussi impératif que les groupes politiques au Conseil puissent avoir des réponses lorsqu’ils sollicitent le bureau du CGF.
Sans lui donner des vertus qu’il n’a pas, le CGF peut servir, à ce que j’appelle « le premier mot du politique » s’il s’est allier les fonctions d’anticipation, de prospective, de production d’avis et de propositions et qu’il dispose des moyens afférents à ses missions.

Tout ce travail doit nourrir concrètement la fabrique des politiques publiques au sein de la collectivité et ne s’oppose en rien, bien au contraire au travaux du CESE national ou du CESE régional.

Je vous remercie.

Publié le

7 février 2018

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