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Le gouvernement préfère les patrons à nos enfants : voilà le message de la rentrée !

Communiqué de presse
1er septembre 2015

Après le cours libéral des professeurs Valls et Macron aux universités d’été du PS et du MEDEF, les travaux pratiques ont débuté dans l’éducation nationale et Paris est le premier cobaye.

Malgré la mobilisation des enseignants, parents d’élèves et élus, le gouvernement et le rectorat de Paris actent un recul des moyens pour l’éducation dans notre ville. Pour cette rentrée des classes 2015, plusieurs milliers d’enfants ont leur premier jour d’école dans des conditions moins bonnes que celles de l’année précédente.

Pour l’académie de Paris, la note est salée : 29 postes supprimés, fermeture de 80 classes contre 37 ouvertures, aucune création de poste supplémentaire en réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté, ni en poste de remplaçant, et le dispositif « plus de maîtres que de classes », la nouveauté du projet gouvernemental sur l’école, n’est mis en place que de façon anecdotique, faute d’effectifs.

Le rattrapage annoncé après le démantèlement de l’éducation à Paris sous les années Sarkozy (153 postes perdus entre 2007 et 2012) s’achève brutalement, il se conclut même par un recul et la dégradation des conditions de travail des enseignants.

Cette décision ne fait qu’aggraver une situation de sous-effectif chronique dans les écoles et ne correspond en aucun cas aux besoins. Depuis de nombreuses années, parents d’élèves, enseignants, et élus dénoncent le décalage entre les besoins des écoles et les effectifs pour y répondre. Des besoins qui vont forcément augmenter, du fait de nombreux programmes de construction de logement qui vont voir le jour dans notre ville.

Ce choix va aggraver les inégalités et augmenter le décrochage des élèves les plus en difficulté, avec des classes toujours plus surchargées. Des effets qui sont particulièrement violents dans les quartiers populaires et augmenteront encore davantage les difficultés vécues au quotidien par leurs habitants.

La véritable raison de cette baisse d’effectifs est comptable. L’éducation à Paris fait partie des victimes de la politique de réduction des dépenses publiques. Une coupe budgétaire que nous avions déjà dénoncée lors du Conseil de Paris de juin où nous nous étions fait le relais des mobilisations des parents d’élèves et des enseignants, par un vœu commun à l’ensemble des forces de gauche parisiennes, demandant au gouvernement et au rectorat de Paris de revenir sur ces suppressions de postes.

La politique mise en œuvre par le gouvernement est un échec. Les grandes déclarations sur la justice sociale, l’école forte au service des plus fragiles, se heurtent à la réalité de l’austérité. Il est temps de tirer les leçons de cet échec : rompre avec l’austérité, ouvrir à nouveau le débat démocratique et mettre en œuvre un plan d’urgence pour l’école. L’urgence c’est combattre les inégalités par le recrutement et la formation d’enseignants et de personnels pour faire réussir tous les élèves.

Le comité technique qui étudiera les ajustements de carte scolaire pour la rentrée 2015 aura lieu le jeudi 3 septembre à 9h. Les demandes sont simples : des moyens supplémentaires pour l’académie de Paris par l’octroi d’une rallonge ministérielle pour garantir le bon fonctionnement de cette année, et veiller à ce que son enveloppe de l’année prochaine soit en mesure de répondre aux besoins à Paris.

Nicolas Bonnet-Oulaldj
Président du groupe Communiste –Front de Gauche
Au Conseil de Paris

Publié le

1er septembre 2015

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