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Le label « fabriqué à Paris » créé

NIcolas Bonnet Oulaldj se réjouit de la création du label "fabriqué à Paris". Ce label permettra de mettre en valeur celles et ceux qui fabriquent à Paris.
C’est à la fois un outil de visibilité pour l’artisan, et un gage de qualité pour les consommateur.

Retrouvez son intervention

Cette délibération met en œuvre la première des préconisations émises dans le rapport de la M.I.E. "Fabriquer à Paris" pour relever les enjeux sociaux et environnementaux, que j’ai eu le privilège de présider avec mon collègue Pierre AURIACOMBE, et dont la première préconisation est la création de ce label "Fabriqué à Paris".

Je suis donc aujourd’hui particulièrement heureux de voir ce projet aboutir. Je suis aussi impatient de découvrir les dossiers des candidats et leurs fabrications locales, et d’avoir le plaisir d’observer la diversité de la création parisienne.
Nous avions déjà vu dans cette M.I.E. que Paris est fort de son histoire industrielle et artisanale. Et d’ailleurs son avenir ne peut que reposer sur cet extraordinaire vivier de compétences, de talents qui l’ont forgé d’hier à aujourd’hui.

La création du label nous permettra de promouvoir, valoriser, renforcer les savoir-faire parisiens, en distinguant les produits conçus ou transformés localement.
Ce label illustre la vision que nous portons pour Paris : un Paris pour tous, un Paris où l’on peut vivre et travailler, un Paris qui s’appuie sur son histoire et son patrimoine pour évoluer, un Paris qui est fort de son tissu d’artisans et de commerçants.
A travers ce beau projet, nous voulons dire aux Parisiens que nous pouvons produire localement et consommer autrement. Aujourd’hui, fabrication, consommation, écologie doivent se conjuguer plutôt que s’opposer.

Le label offre une réponse aux questions sociales et aux questions environnementales posées par nos concitoyens. Ainsi, il sera décerné à des produits qui intègrent des critères éthiques, sociaux et environnementaux.
Avec ce label, nous valoriserons la production locale importante à plusieurs titres. D’abord, elle permet en premier lieu de maintenir l’emploi et les savoir-faire. Elle répond aussi aux exigences environnementales et au principe de l’économie circulaire. Elle offre enfin aux Parisiens la possibilité de faire des choix de consommation qui intègrent ces valeurs sociales et environnementales.

La création de ce label n’est pas un gadget marketing mais un outil qui permettra aux consommateurs de s’assurer de la qualité et de l’authenticité d’un produit. C’est un moyen pour les artisans et les commerçants de valoriser leur production et leur savoir-faire. C’est la garantie pour Paris de protéger son patrimoine vivant et culturel.
Nous avons eu dernièrement des échanges enrichissants avec les personnalités qualifiées, notamment de la Chambre des métiers et de la Chambre de commerce et de l’industrie. Pour donner de la lisibilité à ce label, nous avons choisi de distinguer certains produits parmi ceux qui seront labellisés en leur attribuant des prix. Pour cela, nous avons établi trois catégories de produits qui reflètent la diversité de la production parisienne.

D’abord, l’artisanat alimentaire permettra de mettre en valeur les productions des métiers de bouche, des baguettes au chocolat en passant par le jambon.
On retrouvera, dans la catégorie des activités de production, des objets dont les Parisiens ignorent le caractère local de la production. Je pense notamment aux métalleries, au textile mais aussi aux nouvelles technologies qui utilisent des logiciels libres ou des imprimantes 3D.
La dernière catégorie est celle de l’artisanat d’art et de création. On y valorisera bien sûr le travail des ébénistes, des héritiers d’une longue tradition dans le faubourg, dans le Marais, comme les polisseurs ou les sertisseurs dans le domaine de la bijouterie. Ils seront mêlés dans cette catégorie à d’autres filières plus modernes comme le design.
Ces exemples vous donnent un premier aperçu de la fabrication parisienne. En 2004, lors de notre M.I.E., nous avions répertorié plus de 38.000 artisans à Paris.

Alors, un jury sera nommé par un arrêté et il permettra de remettre un prix à un produit particulièrement remarquable de chacune de ces trois catégories.
Je voudrais noter qu’Ann-Katrin JÉGO, qui était notre collègue dans cette M.I.E., dépose un vœu et j’y suis entièrement favorable pour que l’ensemble des élus qui, dès le début, quels que soient les groupes politiques, ont participé à la réflexion, soient associés jusqu’au bout à ce jury.

En même temps, je me dis qu’il ne faut pas que l’on politise le sujet et il faut aussi s’appuyer sur des personnalités qualifiées. Je pense notamment aux représentants de la Chambre du commerce et de l’artisanat, mais aussi aux Parisiens. D’ailleurs, il y aura un prix qui permettra de décerner le coup de cœur des Parisiens.
J’ajoute pour finir qu’il nous faudra plonger cette action mettant en œuvre les autres recommandations de la M.I.E. Il s’agira notamment de saisir des leviers que sont le foncier, l’immobilier pour garantir la force et la vitalité du tissu artisanal et commercial de Paris.

Nous devons aussi penser au développement industriel avec la logistique urbaine. La perspective est celle de la mise en place d’une économie circulaire associant de nombreux acteurs.

Vous le voyez, la création de ce label n’est qu’un début. Charge à nous et aux Parisiens maintenant de s’en saisir et de le faire vivre.

Publié le

9 octobre 2017

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