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Les élus communistes agissent contre l’austérité gouvernementale. Amplifions la mobilisation !

Tribune de Nicolas Bonnet-Oulaldj Président du groupe communiste-front de gauche parue dans l’Humanité le 19 novembre 2014.

Le gouvernement semble résolu à imposer coûte que coûte l’austérité. Le plan de rigueur piloté par Manuel Valls prévoit d’appliquer une baisse de 11 milliards d’euros des dotations apportées par l’Etat aux collectivités. En 2017, la dotation globale de fonctionnement de la ville de Paris serait divisée par deux, passant de 1.2 milliards d’euros à 600 millions d’euros !

Les 41 élus communistes-front de gauche parisiens ont constamment réaffirmé leur engagement pour défendre le choix des parisiens de confier la gestion de la capitale à une majorité de gauche, diverse et rassemblée, qui ne renie pas ses valeurs, s’oppose à l’austérité et garde en tête l’intérêt général.
Pour défendre un haut niveau d’investissement public et les personnels territoriaux l’attentisme n’est pas de mise.

Afin de lutter efficacement contre l’austérité, les communistes soutiennent Anne Hidalgo dans le bras de fer engagé avec le gouvernement mais ne se contentent pas d’un tête à tête entre la Maire de Paris et le Premier Ministre.
Les communistes, avec leurs élus au Conseil de Paris ont engagé une grande campagne pour obtenir des avancées concrètes pour les Parisiennes et les Parisiens car c’est à elles et à eux que nous devons rendre des comptes.

D’ores et déjà cette mobilisation a permis de mettre à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, une augmentation de la taxe de séjour pour les hôtels de plus de 3 étoiles et les palaces et la création d’une taxe sur les résidences secondaires, déjà proposée par Ian Brossat et Jacques Baudrier dans leur ouvrage « Paris n’est pas à vendre ». C’est une bonne nouvelle alors que plus de 90 000 logements sont utilisés comme résidence secondaire dans la capitale et pour certains une seule semaine par an. Ceci est inacceptable compte tenu du nombre de demandeurs de logement en Ile de France.

Au-delà de ces nouvelles avancées nous nous mobilisons pour gagner de nouvelles recettes car des richesses à partager, à Paris il y en a, en quantité.
Nous portons depuis plusieurs semaines la nécessité d’une taxation sur la spéculation immobilière (DMTO), en commençant déjà par les transactions comme l’ont fait 90% des départements, dont les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis : cette seule mesure rapporterait 130 millions d’€ pour la seule année 2015. Rappelons que, contrairement à l’impôt, seul le marché immobilier, qui est par ailleurs florissant, serait appelé à contribuer. Créons des taxes sur les logements vacants et les bureaux vides pour faire croitre l’offre de logement disponible. Haussons le ton face aux banques pour obtenir des prêts à taux 0 pour financer l’investissement nécessaire pour répondre aux besoins de la population. Et s’il faut malgré tout faire des économies, arrêtons d’aider les entreprises qui bénéficient du CICE sans contrepartie en terme de création d’emploi et d’investissement, les crèches et écoles privées et stoppons le partenariat avec les agences de notation.

L’organisation prochaine des assises de la fiscalité locale obtenue par les communistes permettra d’approfondir ce débat.
Nous sommes déterminés à renforcer les moyens d’actions de la ville en matière de logement que ce soit pour la construction et la préemption.
Très concrètement nous nous sommes aussi mobilisés pour la création d’un observatoire des violences faites aux femmes, et d’un conseil économique social et environnemental parisien qui devra se saisir entre autres des questions industrielles et logistiques.

Nous avons été élus par les Parisiennes et les Parisiens sur une exigence de justice sociale. C’est notre boussole pour les 6 années à venir. Le choix de l’austérité est une voie sans issue, elle freine l’économie et le pouvoir d’achat, elle voit les ressources de l’impôt diminuer… Fidèles à nos engagements nous n’accepterons pas d’austérité à Paris et travaillons chaque jour en ce sens.

Grâce à notre action Paris sera probablement l’une des rares villes de France à augmenter son budget par rapport au précédent mandat, pour lancer des investissements publics et répondre aux besoins des Parisiennes et des Parisiens : centre de santé, crèches, écoles équipements sportifs et culturels…

Afin d’amplifier la mobilisation et de continuer à faire bouger les lignes, l’implication de chacune et de chacun compte.

Nous vous invitons à signer et faire signer la pétition des communistes sur http://paris.pcf.fr/

Publié le

19 novembre 2014

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