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Les intermittents ne sont pas des privilégiés

Les élu-e-s communistes parisiens apportent leur soutien aux artistes, ouvriers et techniciens du spectacle pour que le gouvernement revoie sa copie sur le régime des intermittents.

Dans le cadre de la mise en place de l’Accord National Interprofessionnel (ANI), le MEDEF entendait obtenir la suppression des annexes 8 et 10 qui règlementent l’assurance chômage des intermittents du spectacle. L’accord du 23 mars a été signé dans des conditions de négociations très discutables, sans la CGT pourtant majoritaire dans la profession, et fait une nouvelle fois peser l’essentiel des économies sur les plus fragiles. Les intermittents ne sont pas des privilégiés mais des victimes du travail temporaire et de la précarité de leur profession.

Le nouveau mode de calcul du différé d’indemnisation va accroître les délais avant indemnisation des bas et moyens revenus, soit la très grande majorité des salariés intermittents du spectacle. Il n’est pas acceptable que seules des mesures restrictives soient adoptées, entre autres le plafonnement du cumul salaires/indemnités et l’augmentation d’un point de la cotisation salariale et de la cotisation patronale.

Les intermittents du spectacle demandent au gouvernement et au Ministre du Travail, François Rebsamen, de ne pas signer l’agrément et d’étudier les propositions concrètes portées par la profession qui permettraient d’assurer de bonnes conditions d’indemnisation sans augmenter le coût de cette prise en charge.

Nous apportons tout notre soutien et notre solidarité aux salariés intermittents pour ouvrir une nouvelle voie d’émancipation des salariés précaires.

Nicolas BONNET-OULALDJ
Président du groupe des élu-e-s Communiste - Front de Gauche du Conseil de Paris

Raphaelle PRIMET
Conseillère de Paris Communiste-Front de Gauche

Publié le

25 avril 2014

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