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Les péniches culturelles du canal de l’Ourq doivent être préservées

Alors que les péniches culturelles du canal de l’Ourq sont menacées, Raphaëlle Primet interpelle la ville pour qu’un solution de préservation de leurs activités soit mise en place.

Retrouvez l’intervention de Raphaëlle Primet

Depuis une décennie, trois péniches culturelles font vivre une âme de quartier dans un objectif artistique, culturel et en lien avec les écoles et l’éducation populaire. Elles ont construit leur réputation et forgé un lieu symbolique et rassembleur. Le lien social y est fort et authentique.

Pourtant, elles ont été rejetées sans explication au profit du grand groupe financier "Carrefour", qui propose une épicerie fine et du multipropriétaire à "la Bellevilloise". C’est une destruction de structures existantes et c’est la mise au chômage de plusieurs salariés. Les solutions de remplacement proposées ne sont pas viables. Si elles l’étaient, pourquoi n’ont-elles pas été proposées aux nouveaux adhérents afin de permettre la pérennité des péniches actuelles ?

C’est incompréhensible si l’on regarde les objectifs fixés par l’appel à candidatures. Je cite : "La Ville de Paris souhaite développer des activités culturelles et/ou de loisirs, mettre en valeur et proposer une autre découverte de la voie d’eau par le biais d’événements théâtraux, musicaux, scéniques, artistiques des activités de loisirs, de restauration et/ou de commerce pour venir compléter l’offre initiale à titre d’élément accessoire".

Quelles sont les raisons qui ont motivé le manque de concertation avec les acteurs des péniches, qui attendent toujours de savoir pourquoi personne n’a pris le temps de dialoguer avec eux ? Pourquoi ce sont des grands groupes financiers, ne répondant pas aux critères de l’appel, qui sont privilégiés ? En quoi cela bénéficie davantage à la Ville ?

Les péniches ont l’intention d’entamer une procédure devant le Tribunal administratif. "Carrefour" se retire, "la Bellevilloise" n’est pas contre le fait d’aller ailleurs. Beaucoup de questions restent donc en suspens. Il s’agirait d’être transparent sur le sujet et de corriger les erreurs établies, d’autant que les pétitions contre ce projet ont réuni des milliers de signatures.

Je vous remercie

Publié le

9 octobre 2017

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