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Loi Macron : le gouvernement passe en force

Communiqué de presse 18 février 2015

Après le déni de démocratie locale, vis à vis de l’assemblée parisienne, avec l’imposition des zones touristiques internationales, c’est maintenant l’assemblée nationale qui est piétinée par Manuel Valls pour imposer le choc libéral.

Le gouvernement a annoncé en début d’après-midi qu’il engageait sa responsabilité sur le projet de loi « Macron », par l’article 49-3 de la constitution.

L’examen du texte est donc suspendu jusqu’à l’examen d’une éventuelle motion de censure qui ne peut être proposée que par 60 parlementaires. La droite s’y emploie.
Le gouvernement, qui n’a pas voulu écouter sa gauche et qui a fait des pieds et des mains pour que la droite vote son texte de « libéralisation » et « dérèglementation » du droit du travail, est piégé par une droite et un patronat qui en veut toujours plus.
C’est donc un va tout, un tout ou rien, que tente le gouvernement Valls. C’est un aveu de faiblesse. Ce « déni de démocratie », comme l’écrivait François Hollande en 2005 quand Dominique de Villepin l’avait utilisé sur la loi créant le CPE, n’est dirigé que contre les députés communistes, écologistes et les « frondeurs » socialistes. C’est également un mépris pour les salariés et les syndicats mobilisés depuis plusieurs mois.

L’extension du travail dominical et nocturne, soit la vie de centaines de milliers de travailleurs en particulier du commerce, dépend donc du vote d’une motion de censure…

A Paris, avec des élus communistes, écologistes et socialistes rassemblés sur des valeurs fondamentales, le rapport de la MIE s’opposant à la généralisation du travail dominical a été adopté à la majorité. Au parlement, le gouvernement fracture la gauche sur un projet libéral et destructeur. Dont acte. A chacune et chacun d’en tirer les leçons, pour notre part, nous redemandons solennellement à la Maire de Paris d’engager tous les recours nécessaires contre ce déni démocratique pour que ce gouvernement respecte le choix de notre assemblée redevable des parisiens et parisiennes.

Publié le

17 février 2015

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