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Lutte des salarié-e-s du salon de coiffure du 57 boulevard de Strasbourg – la mobilisation s’amplifie !

Communiqué de presse de Didier Le Reste
Vendredi 5 septembre 2014

Le 5 septembre, un rassemblement a eu lieu au 57 boulevard de Strasbourg dans le 10ème arrondissement de Paris en soutien aux salariées en lutte depuis plusieurs mois déjà au salon de coiffure et d’onglerie. Les salarié-e-s, en majorité des femmes sans papiers, travaillaient de 9h à 23h pour quelques centaines d’euros (quand ils étaient payés ! ) et ce dans des conditions d’hygiène et de sécurité déplorables. 18 femmes et hommes sont actuellement en grève pour dénoncer un système d’exploitation qui perdure depuis des années en plein cœur de la capitale.
Des militants de nombreuses associations, syndicats (LDH, RESF, Solidaires, UNSA garde d’enfants …) et de partis politiques sont aujourd’hui venus grossir les rangs de la mobilisation. Ces soutiens s’ajoutent à celui des communistes du 10ème arrondissement et de la CGT, parties prenantes depuis le début de la lutte et de l’occupation du salon (jour et nuit !).

De nombreux élus parisiens et régionaux étaient également présents. J’ai rappelé l’implication du Maire Rémi Féraud et de la majorité municipale du 10ème arrondissement, qui a organisé plusieurs tables-rondes avec les différents acteurs pour tenter de trouver des solutions permettant de faire respecter les droits fondamentaux et appliquer dans ce quartier les lois de la République.

Après le succès de la lutte menée au salon situé « au 50 » boulevard de Strasbourg, des salariées « du 57 » ont en juillet aussi eu gain de cause sur un certain nombre d’aspects : versement des paies, contrat de travail… Mais quelques semaines plus tard le gérant a déposé le bilan stoppant net les procédures en cours. La CGT a suite à cela déposé plainte notamment pour traite d’êtres humains. Aujourd’hui, comme la CGT, les élus de gauche du 10ème arrondissement, demandent que la Préfecture protège ces salariés qui se sont exposés après avoir dénoncé un système mafieux, notamment en leur octroyant des titres de séjours. Si rien n’ai fait, quel message serait envoyé, dans un quartier où des centaines de travailleurs sont concernés par cette situation, si celles qui dénoncent sont abandonnées par les forces publiques ?
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF a tenu à adresser un message de solidarité à ces travailleurs, « dont la lutte est un exemple de courage et de solidarité ». Je ne peux que m’y associer, c’est aussi animé de cet esprit que le parti communiste, ses élus et militants entendent poursuivre le combat pour contribuer à une issue positive à ce conflit. Nul doute que cela aura une résonance positive pour les autres salariés de ce quartier confrontés aux mêmes situations d’exploitations inqualifiables.

Didier Le Reste
Elu PCF-Front de Gauche du 10ème arrondissement de Paris
Conseiller de Paris

Contact :
Didier Le Reste 06 08 03 91 82
(ou Juliette Ryan 06 78 00 94 73)

Publié le

5 septembre 2014

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