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M. Le Guen, les urgences de l’Hôtel-Dieu sont vitales pour Paris

Communiqué de Ian Brossat,
président du groupe PCF/PG au Conseil de Paris
Lundi 25 février 2013

Jean-Marie Le Guen, président du conseil de surveillance de l’AP-HP, a pris l’initiative d’annoncer hier, dans les colonnes du JDD, une fermeture des urgences de l’Hôtel-Dieu, ce alors qu’aucune décision n’est officiellement prise.

Cette sortie va à l’encontre de la très forte mobilisation de la communauté médicale et s’inscrit contre la position de la majorité municipale – comme en témoigne le courrier du Maire de Paris adressé à la directrice générale de l’AP-HP, fin octobre 2012.

Une telle fermeture serait, du reste, injustifiable : l’Hôtel-Dieu, plus ancien hôpital de France, seul hôpital situé au centre de Paris, accueille chaque année près de 45 000 patients. Ses urgences sont vitales pour les Parisiens comme pour notre ville.

Pour faire avaler la pilule, M. Le Guen évoque l’idée farfelue d’un « hôpital debout », la quintessence selon lui de l’hôpital du XXIe siècle. A ce rythme-là, l’hôpital moderne aura bientôt pour vocation de n’accueillir que des gens en parfaite santé...

Tous les artifices rhétoriques du monde ne sauraient masquer le caractère profondément injuste d’une telle vision de l’AP-HP, qui fait fi de l’intérêt des patients et de l’urgence de la situation. Un hôpital sans lit est un hôpital mort.

À l’évidence, cette annonce s’inscrit dans le cadre du plan d’économies de l’APHP qui prévoit 150 millions d’euros de coupes supplémentaires en 2013.

Plus que jamais, les élus PCF/PG sont mobilisés pour sauver l’Hôtel-Dieu et ses urgences. Il est grand temps de décider à l’APHP d’un moratoire sur les restructurations et les suppressions de postes.

Publié le

25 février 2013

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