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Métropole du Grand Paris : ne pas confondre vitesse et précipitation

Le groupe communiste-Front de gauche déplore le rejet par l’exécutif de son vœu sur le report de la création de la métropole du Grand Paris.

Comme le prévoit la loi sur la Nouvelle organisation territoriale de la république (NOTRe), la création de cette nouvelle intercommunalité au 1er janvier 2016 amènera des bouleversements majeurs pour les collectivités du territoire de la métropole.

Il y encore beaucoup de difficultés : des problèmes de périmètre juridique de répartition des financements et compétences entre les communes, les territoires et le Grand Paris. Il ne faut pas oublier les réelles difficultés sur le statut des agents qui vont être transférés à la métropole.

La construction de cette superstructure s’est faite dans le déni total de la construction intercommunale dans notre pays. Les communautés de communes, d’agglomération et les communautés urbaines précédentes se sont construites avec un dialogue institutionnel permanent entre les villes, sur la base d’un projet de territoire commun. Elles se sont données le temps de réaliser un véritable dialogue social avec les agents dans une situation complexe.

Les conditions sont loin d’être remplies pour créer cette nouvelle collectivité dans moins de 6 mois. Le projet de la métropole, n’est en l’état pas stable, ni viable.

Comme de nombreux élus sur le territoire métropolitain, nous demandons le report de sa création au 1er janvier 2017, après consultation de la population. Nous insistons sur la nécessité d’organiser un référendum ou une votation citoyenne à l’échelle de la population. Nous défendons un projet qui s’appuie sur une véritable coopération des différents territoires, une métropole construite comme un territoire de solidarité et de projet partagé.

Nicolas Bonnet-Oulaldj
Président du groupe Communiste –Front de Gauche
Au Conseil de Paris

Publié le

29 juin 2015

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